Salazaro, p
Schulz, Mon. de l’Italie mérid.
AMBONS
dont les lions et les parties inférieures sont de l’époque romane. (PI. CXCVIII.) — Celui de San- Clemente composé d’une cuve carrée, laquelle supportée par quatre fortes colonnes est ornée au milieu d’un demi-cylindre pour le lecteur et de trois arcatures. — L’ambon de San-Pellini, fait dans le même genre, portant au milieu un aigle L — L’ambon de Scala a été malheureusement détruit il y a quelques années; en pierre calcaire, il était non-seulement unique par la singularité de sa matière, mais aussi pour l’élégance de sa décoration ; il s’élevait sur quatre colonnes de marbre; orné de feuillages, de pampres, de raisins becquetés par des oiseaux, il avait été construit par la famille Spina2.
Les deux ambons de Salerne méritent par leur beauté de nous arrêter. Celui de droite est soutenu par douze colonnes de travertin et orné de mosaïques. Un des quatre chapiteaux de l’ambon de l’Évangile offre un travail de sculpture qui peut être comparé à l’antiquité romaine, nous en avons fait sur place un croquis. On y voit des figures d’anges et d’évangélistes parmi lesquels saint Matthieu tient un serpent comme allégorie de la sagesse. On lit dans le haut : Romoaldus secundus Salernitanus archiepiscopus prœcepit fieri hoc opus 3. Romoald mourut en 1 1 8 1 . Une autre inscription qu’on lit maintenant dans le pavage de la chapelle Saint-Thomas attenait autrefois à l’ambon, elle porte la date de 1179 du règne de Guillaume II : Anno Domini icar mclxxix indicl. xm tpe, magnificentissimi dni. w. 11. gloriosissimi regis Siciliœ ducat. Apuliae , principatus Capue. Mataeus illuslris vice cancellarius ejusdem dni regis magnus civis Salerai fecit hoc opus fieri ad honorem Dni et apli M.
Le cierge pascal qui s’élève auprès de l’ambon de droite est particulièrement remarquable, c’est une colonne de plus de 4“ de hauteur, om 27 de diamètre, coupée au milieu par deux nœuds entre lesquels le fût est couvert de bandes de mosaïques variées soit droites, soit en spirale, soit en chevrons brisés, quatre animaux formant assouchement montent sur sa base4.
En 1197, Nicolas, abbé de San-Vittorino, fît construire un ambon qui n’existe plus et sur lequel se