‹ La messe (volume 2)Chapitre 7 sur 245 · T. I, 1. II., c. lvi 1 , p. 727, “Patrologiede Migtie · texte numérisé non relu

T. I, 1. II., c. lvi 1 , p. 727, “Patrologiede Migtie

AMBONS

tion de savoir si ces Constitutions sont l'ouvrage des apôtres et si saint Clément en est l’auteur, il est vrai de dire qu’avant que les hérétiques les eussent altérées et corrompues en quelques endroits, elles étaient fort estimées parmi les Grecs ; il n’y a rien en elles qui ne soit conforme à la discipline des quatre premiers siècles. Elles sont certainement antérieures au Concile de Nicée.

Le quatrième concile de Carthage avait dit, dès 398, que l’évêque ordonnant un lecteur, lui recommande de bien lire la parole de Dieu : « Esto lector verbi Dei. »

Pendant la persécution des Vandales, un lecteur qui chantait l’alleluia dans l’ambon (lector dum in pulpito alléluia cantaret) eut le gosier percé d’une flèche.

Les moines, qui, dans les commencements, étaient presque tous laïques chantaient dans les ambons 1 . Mais le concile de Laodicée, tenu vers 371, réprima cette licence, en ne permettant qu’aux chantres qu’il appelle canoniques de monter dans les ambons pour y faire cette fonction : « Non oportere, præter canoni- « cos cantores qui suggestum ascendunt et ex mem- « brana legunt, aliquos alios canere in ecclesiâ 2. »

Le concile d’Aix-la-Chapelle, en 816, a renouvelé ce canon en ces termes : « Quod non oportet amplius « præter eos regulariter cantores existunt, qui et de « codice canunt, alios in pulpitum conscendere, et « in ecclesiâ psallere. »

Quoique les auteurs séparent comme diverses les fonctions de chantres et de lecteurs, bien que Justinien, dans sa 3e novelle, fixe le nombre des lecteurs de l’église de Constantinople à 110, et celui des chantres à 25, tout cela n’empêche pas que la qualité de ecteur et celle de chanteur ne soient réunies dans la même personne.

Au iv° siècle nous trouvons un document monumental du titre en question que M. de Rossi, qui l’attribue à 384, considère comme le plus ancien. C’est une inscription de Sainte-Pudentienne, ainsi rapportée par Doni et Pasqualini :

MIRÆ INNOCENTIAE ADQ. EXIMIAE BON1TATIS HIC REQVIESCAT LEOPARDVS

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