‹ La messe (volume 3)Chapitre 114 sur 341 · Maimbourg, Hist. des Iconoclastes, p · texte numérisé non relu

Maimbourg, Hist. des Iconoclastes, p

furent écrits à cette époque s’explique par l’adoption de la liturgie romaine dans l’empire. Le pape Adrien envoya à cette occasion le sacramentaire de saint Grégoire; les livres carolins, composés en 790, supposent ce fait et font même entendre que l’office romain était alors reçu dans tous les pays de domination carlovingienne h

Il est alors plus souvent question des missalia plenaria; un testament de 840 mentionne un missale plenarium avec les évangiles et épîtres"2. — On reconnaît la nécessité de recueils liturgiques plus complets et qui mettent sous la main du prêtre le cycle entier de l’année 3. Le luxe des écritures atteint son apogée, l’emploi de l’or n’est pas borné à la copie du texte : quelquefois des pages entières l’étalent dans toute sa splendeur. Plus souvent les titres de chapitres, les règles de l’office, les mots, ou même les passages principaux des textes sont relevés d’or.

Les camées et les intailles antiques s’accumulent sur les plats d’évangéliaire, ruisselants de pierreries et de perles. On y voit des dépouilles conquises sur le paganisme, où le plus souvent on cherche des interprétations chrétiennes; ainsi le célèbre onyx venu de la Sainte-Chapelle et qui représente l’apothéose d’Auguste, aux yeux des chanoines passait pour le triomphe de Joseph en Egypte4. Ce vaste camée fut appliqué autrefois sur la couverture d’un livre liturgique, où il subit probablement les fractures déplorables qu’on y voit.

L'ornementation des manuscrits teints en pourpre continue à être employée.

Les papes durent concourir puissamment à ce mouvement d’art liturgique. On voit, sur les livres que nous montrent à Rome les mosaïques du ixe siècle, des reliures d’une grande magnificence, de larges cabochons, carrés ou posés en losanges ou figurés en poires sur les angles, — au milieu une

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