P. Cahier, p
MESSE
LIVRES LITURGIQUES
Il existe, à la Bibliothèque de Darmstadt, un riche évangéliaire avec miniatures h
L’origine de la miniature en Espagne est hispano-romaine. Elle remonte à l’antique Tolède et aux règnes des rois Goths.
En 770, Adelgastre, prince asturien, donne au monastère d’Obona, avec une grande partie des livres liturgiques de l’Eglise hispano-romaine, des dialogues de saint Grégoire le Grand1 2.
Les chroniques espagnoles nous signalent un prêtre nommé Beatus, illuminateur habile auquel on dut, au vme siècle, une Apocalypse que l’on conserva longtemps dans la cathédrale d’Urgel.
En Orient nous voyons l’empereur Théodose III, descendu du trône en 717, et retiré dans un monastère d’Ephèse, occuper ses loisirs à transcrire, avec toute l’habileté d’un calligraphe de premier ordre, des évangéliaires et d’autres livres pour le service liturgique.
Les haines iconoclastes qui se déchaînèrent sous Léon lTsaurien et sous Constantin Copronyme (717-775) durent créer de grands obstacles à l’art calligraphique, dont la principale beauté résultait du nombre des images. Aussi la fureur des fanatiques s’attaqua aux livres et entraîna l’incendie de la Bibliothèque de Constantinople, où trois cent mille volumes périrent, avec les savants qui furent compris dans la catastrophe, pour avoir osé résister à l’empereur 3.
IXe SIÈCLE.
La renaissance calligraphique que nous signalons sous le règne de Charlemagne ne doit pas être seulement attribuée aux encouragements donnés par ce prince aux arts, ni à ses pieuses munificences; la grande quantité de missels qui