‹ La messe (volume 3)Chapitre 117 sur 341 · D. Guéranger · texte numérisé non relu

D. Guéranger

« canonicales, un passionnaire, un livre des dia- “ logues avec le scintillaire, deux hymnaires, un « livre de morale, un calice d'argent doré avec « son chalumeau et sa patène, un encensoir d’ar- « gent à main *. »

Je dois dire que Rome n’est plus bien riche en manuscrits indigènes du ixe siècle; le plus beau qu'on y conserve aujourd'hui, la célèbre Bible de Saint-Paul, fut écrite et enluminée par Ingbert, un artiste franc 2.

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Bibliothèque de Brescia. — Evangéliaire du IX' siècle.

On conserve à Brescia, dans la Bibliothèque Quiriniana, un évangéliaire du ixe siècle écrit en lettres d’or sur pourpre, qui ne donne pas une haute idée des calligraphes italiens à cette époque. J'en ai fait prendre des photographies dont nous reproduisons ici quelques fragments. L’écriture est assez bonne, mais que dire de la barbarie des miniatures ?

Nous avons déjà parlé de l'évangéliaire de saint Eusèbe, à Vercelli. Mabillon, qui le vit en i685, nous dit que l'empereur Bérenger le recouvrit et mit sur une des faces de la couverture l'image du Sauveur, sur l'autre celle de saint Eusèbe3.

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