Revue de l’Art chrétien , 1877, p
couverture, plus moderne, avait des émaux de Limoges b Une autre de la même époque était ornée, dit le catalogue, « picturis splendidissimis 2. »
Les scribes du xe siècle nous ont quelquefois laissé leurs noms. Entre autres Witikind, moine de Corvey; Hervé, à Saint-Bertin, copiait, entre 980 et 1008, le psautier que l’on conserve à la Bibliothèque de Boulogne-sur-Mer, avec l’abbé Odebert et le moine Dodolin. Nous pouvons signaler, dans la même abbaye, Fromund de Tégernsée et Ellinger; à Saint-Benoît-sur-Loire, Herbert; à Saint-Gall, Sintramn3.
Flodoard, dans ses histoires de Reims (cap. 5), nous parle des livres et de leurs riches couvertures; «Librum quoque sacramentorum, sed et lec- « tionarium quos scribere fecit, ebore argentoque « decoravit.... Sed et lectionarium ad missas lice brum pari décoré venustatum ibidem contulit.»
La Bibliothèque de Bruxelles possède, sous le numéro 9428, un manuscrit des quatre Evangiles qui nous semble appartenir au xe siècle. (PI. CCGVC, CCCCIV, CCCCXVIII, CCCCXXI.)
A l’Exposition de Bruxelles, en 1880 (H. 14), figurait un rituel de Stavelol qui est à la Bibliothèque royale, manuscrit in-40 contenant une miniature du crucifiement; on y voyait ainsi un chef-d’œuvre du xe siècle, l’évangéliaire in-folio de l’abbaye de Saint-Laurent à Liège, à la fin duquel est la formule du serment prêté par les chanoines (H. 17).
Notons, dans la Bibliothèque de l’Université de Liège, une belle couverture d’évangéliaire en ivoire, du xe siècle, avec une bordure métallique du xve; le Christ dans une auréole est assis sur j l’arc-en-ciel, et, dans la bande inférieure, Notger,
1 évêque de Liège, s’agenouille. Devant un autel recouvert d’un ciborium, il tient l’évangéliaire J qu’il a fait exécuter, et l’offre au Christ. Autour de la plaque on lit: En ego Notkerus 4 peccati pondéré pressas ad te jlecto gêna qui flectes omnia nuta. Entre l’ivoire et la bordure, des