Notger, évêque de Liège, mourut en
LIVRES LITURGIQUES
plaques émaillées du vme siècle représentent les quatre fleuves mystiques1 2.
Le Père Van Caloennousen a communiqué une reproduction. Citons encore, pour la Belgique, Pévangéliaire du musée de Tournai 3 qui porte sur sa couverture un ivoire du xe siècle.
En parlant des Pays-Bas, nous ne pouvons oublier l’évangéliairc dit de saint Bernulphe ( 1 026), qui semble remonter par son style au delà du xie siècle3. On verra par le tableau de l’Assomption que nous avons gravé dans la sainte Vierge4, quelle dignité, quelle grandeur presque antique l’artiste a su atteindre.
L’Espagne n’est pas dépourvue de souvenirs bibliographiques dans son histoire liturgique du xe siècle.
La Bibliothèque de l’abbaye de Saint-Millan possédait un missel qui est aujourd’hui dans les archives de l’Académie d’histoire de Madrid; on y voit un crucifiement où l’A et l’Q pendent des bras de la croix, et au-dessus les allégories du soleil et de la lune, dans des médaillons. Quoique Eguren l’attribue au vite, il pourrait bien ne dater que du xe siècle, car les artistes de cette époque copiaient très fidèlement les anciens modèles3.
Le monastère de Celanova reçut en 942, de son constructeur saint Rosendo, une bibliothèque ou l’on voyait, entre autres ouvrages, dix livres liturgiques.
Ordono II, restaurant le monastère de Samos, le dota de vingt livres liturgiques pour le service de l’église. En Portugal, sous le règne de ce prince, on donne divers livres liturgiques à l’église Saint- Michel de Negrellos, diocèse de Porto.
En 959, la fondatrice de l’abbaye de Lorvâo, dans le district de Coimbre, D. Munia, joint à des dons de tout genre celui d’un exemplaire des saints livres. Treize ans plus tard, Lorvâo reçoit de trois frères une collection de livres liturgiques.
En Espagne, aux lettres ornées se joignent des frontispices de caractère hiératique, l’A symbolique, la croix angélique d’Oviedo, puis des pein¬
1. Cet ivoire a figuré en 1881 à l’Exposition de Liège, sous le n» 108.