Sainte Vierge, PI. lix
Tailiian, Nouveaux Mélanges d'arçh., p, 3 13,
tures astronomiques, historiques ou symboliques semées dans le corps de l’ouvrage ; ceci a lieu surtout quand il s’agit de livres appartenant à la liturgie hispano-romaine.
Parmi les copistes, on cite au xe siècle, en Espagne, les noms d’un religieux, Oveco, de la religieuse bénédictine Léodegonde, de Trasamond, moine de Samos. On voit dans la compilation canonique d’Alveda (près Logrôno), les portraits des moines Sarracinus, Vigila et Garcia, qui y avaient travaillé, le portrait du copiste Velasco au monastère de Saint-Millan de la Cogolla (992). En Navarre, le prêtre Gomesanus copiait le livre de saint Ildephonse, sur la virginité de la Notre- Dame h
L’Angleterre ne voyait pas encore, au xe siècle, s’éteindre chez elle l’éclat que les anciennes écoles y avaient jeté pour l’enluminure des manuscrits ; il nous reste des monuments qui portent de remarquables témoignages de ce fait, notamment le bénédictionnaire du duc de Devonshire 3, qui contient trente-deux miniatures resplendissantes d’or et de couleurs, encadrées sous des arcades. Il fut probablement peint par le moine Godeman, plus tard abbé de Thorney, pour saintÆthelwold, évêque de Winchester (-]- 984). Ces peintures forment comme un genre à part dans le vaste domaine de l’enluminure ; elles rachètent par leur richesse, par l’éclat des couleurs, par la prodigalité des plis, ce que le dessin offre de défectueux; l’architecture, d’un style très orné, a des proportions écrasées.
Nous avons à la Bibliothèque de Rouen un missel et un bénédictionnaire, qui paraissent de la même main. Le missel, écrit au monastère de Saint-Swithun ou Old-Minster de Winchester, dans les dernières années du xe siècle, fut donné à l’abbaye de Jumièges par Robert Champart, évêque de Londres, et depuis archevêque de Cantorbéry (7 ioâe) 3.