Silvestre, Paléographie univ
l’archevêque Evergerus tenant à la main un manipule d’or, et sur la feuille opposée les figures des apôtres1 Pierre et Paul. (PL DXXV.) Un pontifical, sur lequel la sainte Vierge avec l’enfant porte le caractère de l’époque2.
A Gerresheim est un évangéliaire avec images des Evangélistes, initiales et texte sur fond de pourpre 3.
Au xe siècle, c’est surtout vers l’Orient qu’il faut nous tourner pour trouver de beaux livres liturgiques. Léon le Philosophe (886 -J- 91 1) donna une nouvelle impulsion à leur ornementation. — Constantin Porphyrogénète 4 5 (91 1 f g5q) était devenu chef d’école.
Nous citerons le manuscrit grec 64 de la Bibliothèque nationale, qui fut sans doute exécuté sous son règne. Les canons d’Eusèbe y paraissent sous de riches arcades couronnées de pignons d’or et de rosaces entrelacées ; les arabesques y sont d’un goût parfait et d’une finesse merveilleuse. Nous en avons donné quelques spécimens au sujet des calices. Le dessin des figurines n’a pas été dépassé comme délicatesse, comme élégance, ni le coloris comme éclat. (Planches CCLXXXXVII- CDXX.)
Un autre manuscrit 3 exécuté sous le règne de Nicéphore Phocas (963-1-69) présente aussi un grand intérêt; on y trouve les images des quatre Evangélistes, que M. Labarte considère comme l'un des types les plus parfaits de l’art grec. Un des livres des Evangélistes est orné d’une croix au centre et, sur les côtés, de saphirs.
Une plaque d’ivoire appartenant à M. Carrand, et figurant l’Ascension, d’après les trous qu’on y voit, doit avoir orné autrefois le plat d’un évangéliaire. Le Sauveur s’élève sur un globe étoilé, porté par deux anges avèc une grande majesté °.
Le magnifique psautier de Basile II (976 fi 023), qu’on possède à Venise, à la Marciana, 11e peut être