P. Cahier
est à genoux devant l’autel où se trouvent le livre, le calice et la patène. Il offre un livre qu’il a entre les mains.
Riddag, abbé de Saint-Michel, à Lunebourg (Hanovre), paraît avoir transcrit un évangéliaire cité par Gebhard. Dansle même monastère, Eaduvius, surnommé Basan, pourrait être mis à la tête des calligraphes de son époque. Au nombre des promoteurs du mouvement de rénovation, nous citerons Burchard, évêque de Halberstadt, Othon de Bamberg, saint Wolphelm, abbé de Brunweiler, etc.
Le B. Marianus était moine de Saint-Jacques des Irlandais à Ratisbonne L II n’écrivit pas moins de dix-neuf missels, trois évangéliaires, deux lectionnaires pour épitres et évangiles, quatre matutinaux ou recueils de passions de saints.
Cette merveilleuse fécondité fut presque égalée par l’infatigable et savante Diemude, religieuse de Weissbrunn, qui, d’après un catalogue qu’elle rédigea elle-même, laissa « deux missels avec grâce duels et séquences, dont l’un fut donné à l’évê- « que de Trêves, un troisième missel avec épîtres, « évangiles, graduel et séquences, un quatrième « avec épîtres et évangiles pour toute l’année, « graduel, séquences et baptisterium complet, un « cinquième avec épîtres et évangiles simplement. « De plus un liber officialis, un autre semblable « avec le baptisterium et qui fut donné à l’évêque « d’Augsbourg ; un lectionnaire contenant les « épîtres et évangiles, un évangéliaire simple, et « un épistolaire simple2. »
Un des beaux manuscrits que l’art allemand du xie siècle3 nous ait légués est celui de l’abbaye de Luxeuil, que l’on possède aujourd’hui à la Bibliothèque nationale. Ses miniatures, de larges dimensions, appartiennent à une grande école; elles sont d’une peinture magistrale par leur composition.
Le bel évangéliaire que nous avons étudié à Munich, et qui fut donné à la cathédrale de Bamberg par saint Henri, nous paraît avoir des qualités analogues, de la pompe, de la grandeur et quelque chose de solennel qui donne aux personnages un peu de raideur.