Castan, La première entrée des archevêques de Besancon
Mémoires de la Société d'émulation du Doubs, iHq5.
MESSE
go
LIVRES LITURGIQUES
omiq5) est orné au centre d’une plaque d’argent quadrillé au repoussé avec cinq cabochons en cristal de roche; ces cabochons sont sertis dans une bâte avec feston et torsade intérieure. Autour de cette plaque centrale règne un chanfrein feuillagé à bordure saillante décorée d’émaux et de cabochons. Les émaux présentent dans les angles les attributs évangéliques, et, dans les intervalles, des bustes allégoriques des Vertus. Le bord du livre est orné de rinceaux. Le prix de ce livre consiste surtout dans le fragment de la vraie croix qu’il cache sous cette couverture. M. Ruelens l’a fait respectueusement cacher sous une feuille de papier qui le préserve de toute indiscrétion. (PL CDLXXII.)
L’Angleterre ne reste pas en arrière dans l’honneur accordé aux livres liturgiques; l’évêque anglican Tanner rapporte que chaque abbaye considérable avait une grande salle dans laquelle plusieurs écrivains s’occupaient à transcrire. Dans l’ordre de Cîteaux, pour assurer le recueillement des copistes, on les mettait dans des cellules particulières pratiquées dans le scriptorium commun.
La Bibliothèque des Cisterciens, à Londres, avait 1 29 pieds de long sur 3 1 de large, la salle occupée par les livres, 25 fenêtres de chaque côté1.
Parmi les artistes saxons, nous avons conservé les noms d’Enfrith, de Helfwulf qui était passionné pour la calligraphie2.
Saint Bernward d’Hildesheim ouvre le xie siècle, en Allemagne, d’une manière brillante pour les instruments de la liturgie. Non seulement nous l’avons vu s’occuper des vases sacrés, mais il s’occupait d’une manière spéciale des livres d’autel. Il se faisait accompagner, dans ses missions, de jeunes religieux voués à la copie des manuscrits, et son successeur, Godescard, héritant de son zèle, fonda dans son palais une école de calligraphie3. Quelquefois, il écrivait lui-même. On conserve, a Saint-Michel d’Hildesheim, deux évangéliaires du xie siècle, dont l’un porte, en tête du texte de saint Mathieu, l’image de saint Bernward. Le saint évêque en habits pontificaux, mais sans mitre,