‹ La messe (volume 3)Chapitre 158 sur 341 · Lib. I, Mirac., cap. xciv · texte numérisé non relu

Lib. I, Mirac., cap. xciv

Migne, 787.

Voyez notre IIP vol., p. 17.

diquent son style et la tradition h II est incliné, soutenu par une suite de petits balustres, dont ceux d’angles plus gros forment montants; sa plate-forme est ornée d’un bas-relief assez grossier de om26 sur om2i; on y voit au centre l’Agneau mystique, au-dessus et au-dessous des chrismes portés par des colombes; latéralement, des croix ansées, et dans les angles des médaillons avec les attributs évangéliques. (PL CDLXXVII.)

Le petit lectorium de saint Basole, que l’on conservait encore comme relique, trois cents ans après sa mort, devait être du même genre que celui de sainte Radegonde; il était en bois, orné de belles et riches sculptures, il avait un palme de hauteur, soit quelques centimètres de plus que celui de sainte Radegonde. Le saint ermite, qu’il fût assis ou prosterné, s’en servait pour poser le livre des Écritures 2.

Saint Ouen, dans la vie de saint Eloi (588-}-65g), parle d’un lectorium revêtu de lames d’or: « lec- « torium quoque et ostia diligenter auro vestivit. »

Dont Doublet dans ses : « antiquitez de l’abbaye de Sainct-Denys en France », rapporte qu’au milieu de la première partie du chœur de cette église était posé l’aigle (ou pupitre) de cuivre enrichi des quatre Evangélistes, et que Dagobert rapporta de Saint-Hilaire de Poitiers 3.

Dans la vie de saint Etienne le Jeune (7 13-766), nous lisons que, dans son enfance, au lieu de s’asseoir pendant les lectures, il se tenait près du chancel pour se rapprocher du lecteur, circonstance qui nous prouve qu’on lisait dans le chœur.

1. Dans l’inventaire de Sainte-Croix, de 1674, il est mentionné.

Barbier de Montault, Trésor de Sainte-Croix.

P. Durand, Mélanges d'arch t. III, tirage à part.

Bull, mon., 1882, photogravure.

2. Vie de S. Basole (620) écrite par un moine du Xe siècle : « Lectoriolum quoque quoddam ligneum sculp- « toriæ artis pulcherrima specie compositum secum Dei « famulus ferre consueverat, altitudine palmo à terra proe- « minenti; cui sive sedens, sive etiam in terra jacens, « psalmorum vel sacrarum scripturarum supposita volu- « mina sæpe recitabat. De qua videlicet mensula excisas « ad fidem Divinæ virtutis sparsim particulas morbisque <i et maxime dentium æstibus interpositas, multas novia mus effecisse virtutes, sicut loco suo poterit cognoscere « lector. » (P. 74). Acta S. ord. Bened., t. II.

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