NON CON
QUE IRRI
FUNDENTUR
On chante ce fragment du psaume à l’offertoire, le dixième dimanche après la Pentecôte ; il est donc probable que le moment de l’office que nous représente l’ivoire est précisément celui-ci.
Cette observation ne semble-t-elle pas indiquer que le lectorium était particulièrement consacré au psautier, et que le prêtre, dans les messes solennelles, comme celle de notre image, s’y rendait en grande pompe lorsque le texte de la messe le portait à s’en servir? Cela avait lieu surtout au Graduel. « L’usage, dit le cardinal Bona2, de chanter quelques versets des psaumes ou un psaume entier, entre l’épître et l’évangile, est bien antérieur à saint Grégoire; saint Augustin énumère ce qui a été dit dans l’épître, dans le psaume et dans l’Évangile. »
Ce lectorium est d’une grande magnificence. Au-dessus d’un soubassement plein, il est porté par deux étages d’arcatures jumelées; les tympans, les frises, le triangle sur lequel pose la plate-forme inclinée du pupitre, sont agrémentés de feuillages d’une exquise délicatesse et cependant fortement
1. Dans le Psautier, nous trouvons au lieu de te expectant , « te sustinent. »