Id., id., p
Bull, mon., 18(19, P- f>99-
A Brives, M. Rupin a dessiné un joli lutrin en fer, au moins aussi ancien, porté sur trois pieds où rampent des léopards, et dont la tige est un faisceau de quatre branches qui se divisent dans le haut, s'épanouissent et se terminent par des têtes de lions b
On voyait aussi des lutrins à deux pentes, dressés sur une colonne unique. Dans les fines et expressives miniatures du manuscrit latin 1023 de la Bibliothèque nationale, nous en trouvons un de ce genre. ( PI. CDLXXXI 1.)
Il faut citer aussi la figure de lutrin que nous a conservée l’album de Villars de Honnecourt. Ce meuble, sans doute en cuivre, se compose de deux plateaux triangulaires, réunis par trois colonnettes annelées2.
Il ne semble pas que les lutrins du xiv° siècle aient été très différents du xme; nous en avons réuni, d’après les miniatures, quelques spécimens. (PI. CDLXXXI I.) Nous avons pu, surtout' grâce à l’infatigable intérêt que M. le docteur Schnütgen de Cologne prodigue à ces études, graver un pupitre d’argent qui me paraît, en ce genre, un monument unique de richesse et d’élégance. (PI. CDLXXXII bis.)
Pour les lutrins montés sur un seul pied, nous renverrons au miroir historial de la Bibliothèque de l’Arsenal (5o8o, f° 3 1 5) (PL CDLXXXIV), au manuscrit 617 ( f° 127 verso) de la même Bibliothèque, ou le pupitre est porté sur un robuste pilastre solidement maintenu à la base par des traverses, à la Bible de Philippe le Hardi (f° 44 verso).
Les bras sont souvent coudés, comme on le voit sur la même Bible de Philippe le Hardi (f° 206 verso), aux manuscrits 6o3 et 706 (f° 304 verso) de la Bibliothèque nationale, aux manuscrits 626 (foS 1 et 170), 922, 757 et 924 (f° 177) du même dépôt ; dans ce dernier, le coude du bras s’encastre dans une vis, sur laquelle il peut tourner pour monter ou descendre à volonté.
Nous voyons aussi, dans ces naïves peintures,