‹ La messe (volume 3)Chapitre 192 sur 341 · De Linas, p · texte numérisé non relu

De Linas, p

hexagone faite avec le rayon du cercle; je ne doute pas que ce ne soit la figure d’un flabellum. (Voy. Ciboria, PI. IIC et PI. CDLXXXXI.)

L’inventaire de Saint-Riquier (83 1) mentionne un « flabellum argenteum ad muscas a sacrificiis abigendas. » (Smith.) En 837, saint Éverard lègue un flabellum au monastère qu’il avait fondé, « flabellum argenteum ad muscas arcendas et calorem minuendum L » (Martigny.)

Il nous reste encore aujourd’hui un flabellum carlovingien, qui provient de l’abbaye de Saint- Philibert, à Tournus2. Il a passé depuis dans la collection de M. Carrand et se trouve aujourd’hui à Florence. Il se compose d’une feuille de parchemin circulaire plissée, qui se renferme à volonté dans un étui. Il est attaché à un manche cylindrique en os blanc avec nœuds teints en vert, et orné de branches de vigne, parmi lesquelles jouent des oiseaux; le chapiteau de ce manche est rehaussé de quatre figures d’apôtres; c’est sur ce chapiteau que s’adapte l’étui ou boîte rectangulaire, longue, mince, formée de plaques d’os blanc réunies par des bandes d’os vert; on y voit six sujets qui semblent empruntés à des scènes des Géorgiques; sur les côtés, ce sont des rinceaux feuillagés oü surgissent des hommes et des oiseaux; on lit des inscriptions gravées sur les nœuds qui rappellent le nom de quelques saints et celui de l’auteur :

+ S. MRIA — S. AGN. — S. PET. — S. FILIB.

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