‹ La messe (volume 3)Chapitre 191 sur 341 · Voy. Jean Moschus. Migne, CL · texte numérisé non relu

Voy. Jean Moschus. Migne, CL

IXe SIÈCLE.

tinople que l’agitation du flabellum n’avait lieu que jusqu’à l’Oraison dominicale.

On comprend facilement que les monuments soient peu nombreux devant nous dans ces hautes époques; nous espérons cependant en avoir retrouvé quelques-uns. — Par exemple, sur les arcs de Sainte-Sabine, on voit des disques de porphyre ou de serpentine surmontés d’une petite croix et portés sur une tige allongée. (PI. CDLXXXXI.)

Nous trouvons sur l’autel de Ferentillo, que nous avons gravé dans notre premier volume (PI. L VI II, p. 172), trois disques ainsi montés sur pieds et qui rappellent non seulement ceux de Sainte-Sabine, mais aussi ceux que le moyen âge multipliera dans la suite. M. de Linas n’hésita pas, devant notre gravure, à constater cette destination.

Les miniatures anglo-saxonnes nous offrent de très anciennes images de flabella. Dans les livres de Kells, on voit derrière la madone des anges flabelligères.

Une miniature, représentant le temple de Jérusalem, ligure un personnage tenant un flabellum dans chacune de ses mains Ce sont des espèces de fleurs avec des manches assez courts.

Dans l’Évangile de l’abbé Thomas du vme siècle, que l’on conserve à la librairie capitulaire de Trêves, cette rosace a les feuilles aiguës 2. (PL CDLXXXXV.)

Ailleurs, les hampes sont plus longues, les rosaces' sont inscrites dans des cercles ou elles y sont remplacées par des croix, les disques sont quelquefois garnis de glands 3.

Le Livre pontifical, dans la vie de Nicolas Ier (858), mentionne des flabella façonnés en plumes de paon : « Et repidis duobus in typo pavonum « cum scutis et diversis lapidibus pretiosis chya- « cinthis albis, qui pens. simul libras numéro...» (P. 409.)

Dans un des tympans du ciborium de San- Prospero, conservé au musée de Pérouse, j'ai relevé un disque emmanché, qui porte une rosace

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