‹ La messe (volume 3)Chapitre 2 sur 341 · Apol., XLVI · texte numérisé non relu

Apol., XLVI

expression de dévotion, mais un objet de nécessité dont on pourrait déduire l’existence par le simple bon sens, lors même qu’elle ne le serait par les innombrables monuments des cimetières. — Le décret du concile d’Elvire (3o5) ne doit pas être invoqué d’une manière générale contre l’usage du luminaire; la défense qu’il fait était sans doute inspirée par des mesures de prudence durant la persécution, et le besoin de réprimer des tendances superstitieuses dans le culte des saints.

Nous pouvons aussi rappeler ici dans l’énumération du mobilier de l’église de Cyrta ', durant la persécution de Dioclétien : « 7 lampes d’argent, « 2 chandeliers, 7 petits candélabres d’airain avec « leurs lampes, 1 1 lampes d’airain avec leurs chaî- « nettes. »

L’Apocalypse nous donne une preuve de l’emploi du luminaire dans les sanctuaires primitifs. Les sept candélabres d’or au milieu desquels saint Jean voit le Christ assis, et qui représentent les sept églises, les sept lampes qui brûlent devant le trône, comme les sept esprits de Dieu, ne sont

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