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Epist. i3r

BASSINS LITURGIQUES. i43

Au commencement du xie siècle, l’empereur saint Henri donna à l’église Saint-Viton, de Verdun, un vase d’or pour laver les mains, avec les deux burettes de cristal'.

Etienne2, d’abord évêque d’Autun, puis religieux de Cluny (1129), explique ainsi l’emploi de ces vases : « Accipiunt et urceolum, in quo datur eis « potestas infundendi aquam in calicem domi- « nicum. »

Des aquamanilia remarquables se conservent dans la cathédrale de Minden et à l’église d’Herford 3.

Les bassins que nous étudions ici se faisaient ordinairement par paire. L’un des deux bassins, garni d’un goulot, d’un biberon, comme disent les vieux inventaires, servait à contenir et à verser l’eau sur les mains; l’autre, à recevoir le liquide. On les nommait pelves et plus souvent gemelliones,

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