Lib. pont., p. 338, 35g et 38g
âge, de donner des noms aux statues antiques, les appellations n’étaient pas souvent justes, et il valait mieux, comme ici, ne pas se prononcer.
On conserve à Saint-Maurice ùne aiguière qu’on prétend remonter à Charlemagne.
L’abbé Angésise (-J- 8 1 6) 1 donne au monastère de Fontenelle « Urceum argenteum cum aquarna- « nili optimum unum, cuppas vitreas auro ornatas « duas, eburneam unam, mirifice factam, pixides « eburneas duas, hanapum vitreum optimum « unum.» Le saint abbé donne encore au monastère de Flaix (diocèse de Beauvais) : « Aquamanile « argenteum cum urceo suo argenteo »
La Bibliothèque nationale, dans les miniatures de son manuscrit des constellations, du ixe siècle, nous offre l’image d’une aiguière. Dans celles de la Bible de Charles le Chauve, on en voit plusieurs en or.
Dans le testament de Riculfe, évêque d’Elne en 915, on lit : « Conchas æreas 2 ad chrisma con- « ficere, urceolo uno cum aquamanile, etc. 3.»
L’inventaire de Prüm mentionne trois bassins; l’un d’or avec un vase contenant l’eau pour ablutions, donné par l’empereur Lothaire; un autre niellé, mais sans vase.; le troisième argenté avec un vase pour les ablutions, servant tous les jours 4.
Lanfranc parle dans une de ses lettres3 d’un urceolus : « Urceolus quid sit, liquido patet; est « enim vas superius unde lavandis manibus aqua « infunditur. »
Dans la chronique du mont Cassin (lib. 2, cap. 99), il est mentionné : «Aquamanilia argentea « duo. »
Dans le pontifical de la Minerve, on représente le sous-diacre recevant l’aquamanile, avec une inscription qui explique la scène. (PI. CCCX.)