Epitome Pontificum romanorum
3. ,1e n’oserais affirmer aussi complètement l’antiquité de cette tour, car sa position dans l’angle du collatéral rappelle celle de Saint-Jean l’Évangéliste, moins ancienne que l’église.
CLOCHES CELTIQUES
ractérise la main des ouvriers de la décadence romaine.
L’église SS. Giovanni c Paolo existait déjà au vie siècle sous le vocable de saint Martin; l’histoire miraculeuse de saint Fortunat, dont les yeux y furent guéris, constate alors son existence et celle de la tour.
Les campaniles de Rome n’ont-ils pas quelquefois dû dater de cette grande ancienneté ? M. Hubsch le croit, et il ne suppose pas qu’à Rome, File sonnante de Montaigne, les cloches aient été établies plus tard qu’à Ravenne.
CLOCHES CELTIQUES
L’histoire des cloches nous conduit devant des monuments nombreux et particuliers aux pays celtes ; ce sont de petites cloches à main qui souvent portent le nom et le souvenir d’un saint, et qu’on vénère comme de précieuses reliques. Quelles étaient ces cloches ? On ne peut les considérer comme des signaux pour assembler deloin les fidèles, et d’ailleurs, il y en avait alors de plus grande dimension affectées à cet usage. Dans la vie de saint Patrice, l’office de campanarius est mentionné. Il faut y voir un insigne épiscopal égal à la crosse, et qu’on donnait aux évêques. Saint Patrice conférant à Fiac la dignité épiscopale lui donna, entre autres objets, une boite contenant une cloche.
Les évêques tenaient d’une main le bâton, et de l’autre la clochette qu’ils agitaient, lorsqu’ils voulaient parler, pour faire silence dans leur auditoire '. On prêtait serment sur les cloches comme devant des objets sacrés.
Elles sont fondues ou en tôle, carrées, et fermées par des rivets; ces dernières sont souvent les plus anciennes.
i. Voyez l'exemple de saint Ruadhan.
Leur âge est difficile à établir, et le document le plus valable qu’on puisse offrir est la tradition qui s’y rattache avec les noms de saints antiques; la concordance des traditions d'Irlande, d’Ecosse et de Bretagne en reporte, sous différents noms, l'origine aux ve, vie et vne siècles h
M. Anderson 2 porte à cinquante ou soixante le nombre de ces cloches irlandaises; on en compte six à sept dans le pays de Galles, deux en Angleterre, plusieurs en France, une en Suisse, etc.
Nous emprunterons au savant travail de M. Anderson, sur cette question, la plupart des renseignements qu’on va lire et les reproductions que nous en donnons sur nos planches' gravées. (PI.
1 1 1 D et 1 1 D .
Kingoldrum. — En i8q3, on déterra a Kingoldrum, dans le Fortashire, une cloche de fer, mais recouverte d’une chape de bronze dont on voit encore les traces.
Birnie 3. — (Moray Shire) possède encore une ancienne cloche qui s’appelle la Ronnell , de caractère celtique. C’est une feuille de fer de om55 7 de haut, omio de largeur en bas, attachée aux côtés par des rivets et portant trace d’un revêtement de bronze; l’anse est pleine.
Cladh-Bhrennu. — Dans un ancien cimetière appelé de ce nom, derrière la ferme de Kerriemore, dans la partie haute du Glenlyon, une cloche de fer était restée pendant des siècles en plein air. Quoique l’église eût disparu, le peuple conservait pieusement cette cloche qu il considérait comme une relique ; l’anse manque.
Fortingall. — On compte plusieurs cloches de ce genre dans le même pays.
Birsay. — En 1862, dans des fouilles sur le rivage, près du hameau de Birsay, dans 1 Orkne\ , on trouva un cimetière celte, et, au milieu des tombes, un caveau spécial formé de larges pietres, recouvert d’une dalle, et dans lequel on n avait jamais mis de mort. Dans ce caveau était une cloche qui avait fini par adhérer à la dalle sut laquelle elle était posée. Cette cloche se compose de feuilles