‹ La messe (volume 3)Chapitre 220 sur 341 · Hist. franc., Il, 23, p · texte numérisé non relu

Hist. franc., Il, 23, p

l’église, lorsque la cloche sonnait (puisante campana) '.

Bède raconte qu’à la mort de saint Hildat1 2, un de ses moines entendit à une grande distance le son de la cloche (campana) qui les convoquait lorsqu'un des religieux mourait. Ce souvenir est la preuve qu’il existait dès lors des cloches d’une dimension considérable en Angleterre.

On lit dans le livre des miracles de saint Mesmin, second abbé de Micy (-]- 520) : « Signum « usibus Ecclesiæ præparari jusserat quod secun- « dum quorundem morem per tectum ecclesiæ « elevatum est. » (Du Cange.)

On trouve dans la vie de saint Léonor l'histoire d’une cloche qui se faisait entendre àquatre milles de distance : «Montent ascendit, signum tintinna- « buli supra ponit, quatit plectro, evolat sonus in « tantum nutu Dei prolixius, ut audiretur in ci r— « cuitu æquali modo, a quatuor ntiliaribus. »

On voit d’après cela combien furent dans l'erreur Pétrarque, Polydore Virgile3 et Panvinio4, qui attribuent au pape Sabinien (-]- 6o6i l'idée d’appliquer les cloches aux usages de l’église.

Les formules de bénédiction apparaissent à une époque fort ancienne à Reims, dans le sacramentaire grégorien, et après la bénédiction de l’eau.

Aucune preuve ne paraît plus explicite de l'existence des cloches dans l’antiquité chrétienne que la construction des premiers campaniles auxquels il est difficile de supposer une autre destination. Ravenne nous offre, ici comme toujours, le témoignage de ses vénérables monuments. Hubsch n’hésite pas à attribuer au vte siècle la tour de Saint-Apollinaire in Classe.

Le savant architecte ajoute que le campanile de Saint-François serait fondé par saint Pierre Chrysologue et fini par Neone (449-452) 5.

Je remarque dans la tour circulaire de Saint- Apollinaire le Neuf des fragments antiques insérés dans la maçonnerie avec une désinvolture qui ca-

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