‹ La messe (volume 3)Chapitre 244 sur 341 · XIII" SIECLE · texte numérisé non relu

XIII" SIECLE

on conserve une cloche qui porte encore cette inscription romane :

DEFENDAT NOS SEMi'ER CHRISTUS DEI F1L1US BODOR

Les cloches commençaient à devenir beaucoup plus évasées, témoin celle de Diemeringen qui fut malheureusement fondue en i852 et dont les caractères de l’inscription attestaient l’âge à la fin du xne ou au commencement du xnie siècle. Elle avait dans le haut un genre de suspension qui se rapproche du système moderne ; son diamètre à la base était de om70.

Dans l’église d’Idensen (Saxe) il existe une cloche d’une forme peu évasée et qui parait du xiie siècle; elle porte, dans le haut, une croix dont les branches s’ouvrent en volutes-.

Les croisés importèrent les cloches à Jérusalem. Albert d’Aix (-]- 1120) le raconte ainsi (lib. vi, cap. 40) : « Le culte divin ayant été convenable- « ment restauré par le chef catholique et les « princes chrétiens, ils ordonnèrent de fabriquer « des cloches en bronze et autres métaux ; pence dant que les religieux les prenaient pour aller « célébrer les laudes et la messe, le peuple s’as- « sembla en foule, car avant ce temps, on n’avait ce jamais vu ces signa à Jérusalem. »

Il n’est pas présumable que cet usage des cloches ait été fort répandu dans le Levant, car Jacques de Vitry (-J- 1210) marque que de son temps les Maronites étaient les seuls à en être pourvus3 4.

Une cloche à Jondal, en Norvège, nous offre cette inscription du x 11e siècle : Salva Sancta Pareils h

Nous avons déjà vu dans l’époque romane plusieurs clochettes à main ; le xne siècle nous en fournit une d’une grande élégance, que tout le monde connaît, par les nombreux moulages ou gravures dont elle a été l’objet, et qui fut trouvée à Reims; elle est ajourée et porte sur sa panse les attributs évangéliques avec leurs noms inscrits; au-dessus, une nouvelle zonede feuillage.

Page 1