‹ La messe (volume 3)Chapitre 277 sur 341 · Attonis, Vercel. episc. cap. Migne, CXXXIV, p · texte numérisé non relu

Attonis, Vercel. episc. cap. Migne, CXXXIV, p

3. Musée des archives départementales. Paris, 1878, in-f°, p. 3g.

C’est d’abord à Mgr Baubier de Montault, que nous devons ce renseignement.

Revue arch., X, 169.

Dans l’histoiredesévêquesd’Auxerre, nous trouvons mention d’un pallium grec.

Le missel romain de la Bibliothèque nationale (819, f° a5 verso) nous donne un intéressant spécimen des vêtements d’autel à la fin de la période carlovingienne; celui qu’on y voit, à la présentation, est une housse verte fixée au bord supérieur, dans un châssis à bord doré, laissant sur ses côtés flotter des plis bordés d’or. L’étoffe est semée de pois rouges.

Dans le bénédictionnaire de Saint-Æthelwold *, le sujet de la présentation nous offre un autel vêtu de la même manière, une nappe pourpre, carrée, simplement jetée sur l’autel qu’elle ne recouvre qu’à demi, des plis larges, abondants surtout aux angles, avec periclysin d’or. (Voyez aux Chasubles, PI. DLXIX.)

Sur une miniature d’un manuscrit anglo-saxon publié par le P. Cahier (Nouveaux Mélanges), nous voyons un autel garni d’une nappe courte et retroussée; dans le manuscrit de Saint-Omer, une nappe flottante, bleue, et bordée d’or.(Pl.CCCIVC.)

Un exemple de stauracin très curieux nous est donné à la Bibliothèque de Bruxelles par un manuscrit du xe siècle; le parement est maintenu par un cadre d’or, les croix sont blanches sur fond gros bleu, et entremêlées d’étoiles d’argent. (PL CDXXI.)

Dans les décrets de saint Etienne, roi de Hongrie (978-1038), on lit (1. 2, cap. 3q) : «Vestimenta « vero, corporalia, et coopertoria rex (Ecclesiis) « provideat. »

Le vêtement d’autel que l’évangéliaire de Prüm nous présente au f° 52 verso, est particulièrement intéressant; il se compose de deux housses, l’une bleu clair recouvrant directement la maçonnerie de l’autel, l’autre de stauracin pourpre, avec semis de croix et les bordures en or. (Voy. PL CDXX.)

Sainte Viborade (f925) apparut à l’abbé Engilbert pour lui reprocher d’avoir dépouillé son autel de la modeste nappe qui l’avait toujours recouvert, puis revêtu d’une plus précieuse2.

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