Rohault de Fi.eury, Sainte Vierge, PI. XIV
Société des Antiq. de Londres, 1 833.
2. Sainte Wiborade apparaît à l’abbé Engilbert et lui dit : « Altariolum metim, velamine meis manibup, dum in
VETEMENTS D’AUTEL
Hefner 1 publie un fragment d’antipendium brodé qui appartient au xe siècle.
Ces vêtements de pourpre pour les autels se retrouvent sur les miniatures grecques, par exemple sur le manuscrit de 028 (f° 181 verso) de la Bibliothèque nationale, où ils sont ornés d’une croix d’or au milieu et de gammadiæ aux angles.
C’est surtout le ménologe du Vatican qu’il faut consulter comme un des témoins les plus intéressants et les plus explicites de la liturgie orientale au xe siècle (PI. CV); au 1 6 janvier, fête des chaines de Saint-Pierre, nous voyons la table sacrée revêtue d’une nappe verte, ornée sur le dessus d’une croix et de quatre gammadiæ séparées par un petit disque. La prothèse qui l’accompagne est couverte d’une nappe rouge avec des listels bleus qui la bordent. — Au sujet de la mort de Zacharie, l’autel est plus orné, le dessus est vert, la croix et les gammadiæ en or sur la surface sont serties d'un listel. Sur les côtés, le vêtement de l’autel n’a point de plis ; il est tendu, rouge, traversé d’un quadrillé d’or et au milieu de chaque losange orné d’une rosace d’or. (PI. DVI.)
Dans l'image de l’ange apparaissant à Zacharie, l’autel est revêtu de vert, la surface ornée de la croix, des gammadiæ d’or, et de quatre feuilles de lierre dans les angles de la croix. (PI. DLXXI.)
A la fête de saint Philippe, apôtre, l’autel ressemble à celui de la mort de Zacharie, mais les plis retombant de côté sont, de plus, enrichis de feuilles, et dans le bas de liserés. On aperçoit, au-dessous, le pied de l’autel en marbre rose et blanc. (PI. DLXXI.)
XIe SIECLE.
Les fresques de Saint-Clément nous valent encore ici d’utiles renseignements. Le vêtement de
carcere hujus sæculi morabar, semper coopertum, exspoliasti et aliud pretiosius, quod alterius est, superexpandisti. Surge citius, et nil moratus, quod nostrum est restitue suo loco. Quod ille audiens concitus surrexit, et ilico præceptum perfecit. ( Vita S. Wiborada, virg. et mart.) Chronique contemporaine ( Acta s. ord. Bened.,V II, 58.) 1. Hekner. Tracliten kunstiverke , etc., PI. xlii. Renseignement de M. de Farcy.
l’autel, dans l’ensevelissement de saint Cyrille, est en partie intact sur la peinture; il se compose d une riche étoffe, tendue, jaune clair, avec rosaces et ornements blancs, sur lesquels des espèces de sigma carrés, rouges, semblent appliqués: ils symbolisent, sans doute comme les gammadiæ bizantines, les quatre Évangélistes, seulement ils occupent les milieux au lieu des angles. Sur ce premier vêtement est jetée une nappe blanche bordée de rouge et garnie d’une frange avec houppes. Cette nappe peut-elle être prise pour le corporal? nous n’avons aucun document qui nous permette de l’assurer; cependant, comme à Rome on ne le repliait pas alors sur le calice, il peut se faire que le peintre ait, en effet, voulu le représenter. (PI. XII.)
Léon d’Ostie parle de plusieurs nappes pour l’autel de Saint-Benoît, et d’une nappe en or : « Cir- « citoria ad altare Benedicti 4 (ch. 5y de la chro- « nique), circitoria magna et optima 11..., circito- « rium aureum et alia 4 sine auro. »
Pierre Diacre (lib. 4, chron. Cas., c. 1 3) nous indique la valeur considérable qu’atteignaient quelquefois ces nappes, et se sert de la même expression : «Dédit eis solidos 3oo ex quibus émit circi- « torium optimum ad altare sancti Benedicti1. »
On peut se faire idée du prix qu’avaient les ornements du mont Cassin par la nappe d’autel,
« coopertoriwn altaris sericum cum urna (pour « or/a, bordure) purpurea ornatum margaritis et « smaltis » que donna Robert Guiscard (y io85)2.
Pierre Damien3 (-J- 1072) parle de pâlies magnifiques dans la dédicace du monastère de Saint-Laurent : « S. Laurentii monasterium a se « constructum nuper, ut dedicaretur, efficit et « duodecim ibi pallia munificus obtulit. »
Les nappes portaient quelquefois des inscriptions, témoin celle brodée par Berthe, femme du roi Robert, pour l’église Saint-Remy de Reims; on/y lisait 1 :
HIC PAN1S VIVUS CELESTISQUE ESCA PARATUR