‹ La messe (volume 3)Chapitre 28 sur 341 · Grimaldi, manuscrit · texte numérisé non relu

Grimaldi, manuscrit

Ciampini, De sacris œdificiis, II, cap. iv, p. 62.

Bonanni, Templi Vatic. hist., in-f°, 1696, p. 44.

Severano, Sette chiese, p. 1:9. (A. D. i63o.)

IXe SIECLE.

exemple qui nous les montrât accostant la croix. I (PI. CDXLII.)

Les croix lumineuses ont toujours brillé dans | les églises; nous avons vu celle de Saint-Paulin à Noie, nous avons parlé de celle de Sainte-Sophie, et, pour le vu Ie siècle, nous pouvons citer dans la Bible d’Alcuin, au British Muséum, une croix suspendue qui porte sous ses branches deux lampes en forme de cornets, et, à ses pieds, un canthare attaché par trois chaînes1.

Adrien donna encore à Saint-Pierre diverses couronnes d’argent avec dauphins, du poids de cent livres. (P. 267.) — A Sainte-Marie-Majeure, il ajouta des dauphins d’argent à diverses couronnes. (P. 269.)

Les dons de l’abbé Benoît (750 *J* 821) à l’église d’Aniane peuvent être mentionnés comme un des souvenirs les plus notables de l’histoire du luminaire; ils comprenaient sept candélabres d’un admirable travail dont la tige laissait surgir des feuillages et des fleurs de lis. Devant l’autel, il suspendit sept lampes d’une beauté merveilleuse et dont le travail aurait été digne du temple de Salomon ; il offrit aussi pour le chœur sept lampes d’argent qui avaient la forme de couronnes, avec des anneaux tout autour pour recevoir les godets lumineux. On les allumait pendant les fêtes, et l’église brillait alors la nuit comme le jour2.

En 787, le second Concile de Nicée sanctionna l’usage, déjà si populaire, d’entretenir les lampes devant les saintes images.

En 730, un certain Radoalt donna à Graziosus, vingt-sixième évêque deNovare, un fonds de terre pour l’entretien du luminaire de l’autel de Saint- Michel 3.

Alcuin nous montre dans ses vers la lampe ardente comme un symbole de la pureté des vierges. — Il avait fait inscrire ce distique sur l’autel des vierges Cécile, Agathe, Agnès, Lucie :

Lilia cum rosis fulgent in vertice quarum Et lampas rutilât luce perenne simul4.

1. Un manuscrit anglo-saxon nous offre l’image d’une croix avec une lampe suspendue au pied. Publié par Shaw, 1 vol. (Voyez au xr siècle, p. 24.)

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