‹ La messe (volume 3)Chapitre 289 sur 341 · Renseignement fourni par M. Schniitgen · texte numérisé non relu

Renseignement fourni par M. Schniitgen

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VETEMENTS D’AUTEL

d'une frange, etc.; c'est au-dessus qu’on mettait le corporal, le calice et le livre.

A la Bibliothèque nationale, un manuscrit d’origine italienne (latin 7^7, f° 122) nous rappelle les mêmes dessins. (PI. CCCCXII.)

Parmi les peintures de la Ragione de Padoue, un autel est figuré vêtu d’un anlipendium rouge1.

Sur une miniature de la collection Micheli, on trouve un vêtement d’autel semblable à la fresque d’Assise. A la longue nappe se rattache une pente brune, ornée et frangée, qui flotte sur un parement alternativement rayé d’or et de bleu ; une seconde bande, qui est blanche, s’étend sur l’autel; damassée, à compartiments carrés et crucifères, elle porte à ses extrémités, sur les flancs de l’autel , des liserés et carrés bleus. (PI. CCCCLXXXXV.)

J’attribue à la même époque, et aussi à une main italienne, les enluminures du manuscrit 201 de la Bibliothèque de l’Arsenal (f° iq.5) : nappe blanche damassée, divisée en petits carrés, ornée aux extrémités de liserés rouges; bavolet pourpre et frangé, parement violet et orné.

M. Graus, conservateur des monuments antiques, à Graz, nous dit qu’il a vu, dans son dernier voyage en Dalmatie, à Zara, un devant d’autel du xive siècle, en broderie italienne. Cet antipendium se trouve dans l’église Santa-Maria delle Benedittine; il représente une madone dont le caractère rappelle les peintures de Cimabue.

Un missel parisien nous offre un spécimen intéressant de vestition, nappe blanche, damassée, posée longitudinalement, petit bavolet frangé rouge et blanc2. (Bibliothèque nationale, 86 r, f° 147.) (Voy. Croix, PI. CCCCX.)

Même disposition sur les Heures de N.-D. de la Bibliothèque de l’Arsenal (n° 617, f° 320).

Dans ce riche dépôt nous citerons une image qui nous offre une vestition d’autel qui ne manque pas d’élégance et s’écarte de la manière ordinaire. C’est une simple nappe blanche, damassée de larges bandes et ne laissant retomber tout autour qu’un petit feston large d'une main (manuscrit 616, f° 1 1 9).

On commençait alors à réagir contre la com-

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