Ann. arch.. XXVII, kj
2. Une miniature du xiv° siècle, appartenant à M.Spitzer, j qui figure la célébration de la messe, nous montre ce bavolet assez élevé, orné, rouge et or.
plication excessive des vêtements d’autel; car, dans le même manuscrit (f° 1 17), l'autel est figuré complètement nu, sauf dans le milieu, une touaille étroite, qui ne dépasse guère le tiers de la largeur de la table sacrée, et retombe en avant, montrant au bord deux liserés bleus et une frange (xive siècle). (PI. DXII.)
Bibliothèque de TArscnaK — Manuscrit 617, f° l5q.
Dans la vie de saint Clément (Bibliothèque de l’Arsenal, 5227), la nappe est dans le sens de la longueur. (Voy. aussi 61 5, f° 168.)
Comme vêtement simple, je rappellerai, pour l'époque, une nappe qui occupe juste le dessus de l’autel et qui déborde à peine (Bibliothèque de Bruxelles, 92 1 6, f° 66 verso). (PI. DXII.) (Voy. aussi les manuscrits 7457.)
Le curieux manuscrit du Rational de Durand, écrit en i38o (Arsenal, 2002, f° 25 verso), figure sur un autel une draperie à moitié déployée, peut-être une seconde nappe préparée h (PI. DXII.)
A Arras, on voit sur un missel un devant d’autel verdâtre, losangé et orné de pois rouges (601, f° 1 5 3 ); sur un pontifical, un autel recouvert d’une nappe rouge, frangée d’or par le haut, autel appuyé à une table plus élevée, recouverte d’une nappe blanche; un second autel, paré de rouge, porte une large draperie blanche, peut-être le cor-
poral -.
Le bavolet, dont nous avons déjà parlé, était quelquefois d’or; le vêtement lui-même enrichi d’or. Dans l’inventaire de la chapelle de Joignv
1 Voyez la vignette du titre.
2. On peut consulter encore, pour les autels du xiv*siècle. l’abbe Poquet. Les Miracles de la sainte Vierge, p. 284, 522, G3 1.
Viollet-le-Duc, Mobilier, 195.
XIVe SIECLE.
ig3
(i3i3), il est question d’un parement d’autel en or. Dans la cathédrale deTournay est un antipendiurn brodé en soie et or figurant un arbre de Jessé A la cathédrale de Cordoue, à Saint-Laurent de Pampelune, il y a des antipendia d’argent. On signale, en i 322, dans un inventaire de la cathédrale de Rodez, cette mention : « Mandile sive mapa altaris virgata in capitibus de auro cum imagine Crucifixi in medio. » A Saint-Marlin de Liège, on conserve un parement d’autel qui reproduit dix-neuf épisodes de la vie de saint Martin2; au musée de Lille, un parement brodé avec l’Annonciation.
Parmi les plus jolies nappes du xive siècle, nous devons comprendre celles qui sont figurées dans le psautier de Charles V (Bibliothèque de Bruxelles, 9961); une d’elles, composée de bandes vertes, bleues, agrémentée de blanc, est fixée au bord de l’autel par un cadre peint au minium. Ailleurs, elle est de couleur chamois clair, traversée de bandes vertes, agrémentée de pois blancs, retenue en haut par une bordure d’or ornée et frangée.
Charles V avait dans sa chapelle de magnifiques nappes de velours et d’or3 4 .
Les fameuses constitutions de Jacques II Bruxelles, n° 9169, f° 20 verso) nous présentent un autel sous une coupole; il est entièrement tendu de rouge et losangé, et porte un bavolet frangé *. (PI. CCCLXXVIII.)
On conserve au Louvre un parement d’autel en soie blanche où sont retracées les scènes de la Passion; on y voit agenouillés Charles V et sa femme5.
M. Dupont-Auberville possède dans sa collection une étoffe de satin violet, brochée d’or, à fond constellé, et toute semée d’anges portant des encensoirs, les instruments de la Passion, etc. La nature de ces sujets semble indiquer un emploi liturgique.
Un inventaire de l’abbaye de la Couronne nous apprend qu’il y avait dans le sanctuaire neuf au-