Id., p
LAMPE?
y voit des bassins fort peu creusés1. — M. de Rossi semble se rallier à cette opinion2. — Grimaldi croît reconnaître les gabathæ dans les vases façonnés comme les bols qu’il put dessiner de son temps dans la chapelle pontificale. La fidélité aux usages liturgiques est pour lui une preuve d’ancienneté. Il appelle aussi gabathæ les douze lampes d’argent suspendues par le cardinal Colonna au ciborium de Saint-Jean-de-Latran, qui sont cependant d’une forme toute différente, sorte d’amphores, au-dessus d’une soucoupe portée par trois chaînes. Pour lui, la lampe qu’il a copiée à Sainte-Marie-Majeure, devant un tombeau, et qui paraît une boule aplatie, percée en haut d’un large goulot, est encore une gabatha. ( PL CDXXXXIV. )
Il semblerait que la variété de forme qu’il comprend sous cette dénomination devrait nous empêcher d’accueillir ses hypothèses, si nous ne savions qu’en effet le mot était fort générique; nous le voyons appliquer à des vases interrasiles 3 4, c’est-à-dire sans sculptures, ailleurs à des vases ciselés, ornés de griffons, à une lampe façonnée in modum leonis. Il serait donc superflu d’y chercher un sens précis et uniforme L
1. Papias en indique ainsi l’étymologie : « Gabatha patella vas quasi cavata. »