Moroni, XVII, 249, 25o
déposés dans l’église de Daroca, qui devint, pour cela, un sanctuaire célèbre et fréquenté. »
On conserve à Waldurn, dans le duché de Bade, un corporal du xive siècle L
La tradition d’ampleur, pour les corporaux, qu’observait encore le xnie siècle en laissant des plis larges et libres tomber du haut du calice, ne fut pas perdue au xive. Dans un pontifical de la Bibliothèque d’Arras, nous distinguons un linge blanc avec dessins aux bords, qui retombe jusque sur le côté de l’autel. On voit une hostie crucifère représentée dessus2. A Bruxelles (manuscrit 7457), il retombe largement sur la nappe.
Au xve siècle, les miniatures nous montrent le corporal plus régulièrement plié, partagé par deux plis de façon qu’il soit étendu sous le calice, se relève derrière et se rabatte ensuite sur la coupe, comme on peut le voir entre autres exemples sur le psautier d’York, conservé à Rennes, sur un manuscrit de Rouen, sur le manuscrit 962 (f° 18), de la Bibliothèque nationale. La raideur de ce linge, dont les angles ne tombent pas sur le calice, prouve qu’il était soutenu par la pâlie. (PL DV.)
Le manuscrit des miracles deN.-D.,à la Bibliothèque de Bruxelles (9230, f° 118 verso), nous montre que le corporal restait replié sous le calice, après même que ce vase sacré était en partie découvert.
Le musée de Kensington possède un corporal de toile, avec une élégante broderie en soie bleue, blanche et jaune. C’est un travail allemand. (PL DY.) M. Schnütgen nous signale au musée de Berlin un corporal du xvesiècle; M. Schneider, un autre, d’une grande ancienneté, à Aschaffenbourg.
On conservait à la Sainte-Chapelle, comme le témoigne l’inventaire de 1 573, un corporalier garni de perles, orné d’un crucifiement, qui avait été donné par la fille de Charles VI ; un autre, avec une Véronique et les quatre Évangélistes.
Aujourd’hui le corporal est un carré de om63 de côté, en batiste de fil, bordé d’un simple ourlet,