PALLES
Aujourd'hui, la pâlie est tout à fait distincte du corporal, mais il est probable que les deux mots se confondaient jadis dans une commune signification; dans le sacramentaire de Saint-Grégoire, on voit l’expression pallœ corporales. En tous cas, son origine est le pallium, étoffe pour couvrir. Dans quelques diocèses on l’appelle volet; c’est un carré de omi8 de côté, composé de deux toiles fortement empesées, avec une croix au milieu et une broderie autour.
Le Bienheureux Jean de Parme, septième supérieur général des Frères mineurs, ordonna à ses frères de placer sur le calice une pâlie séparée du corporal. Cet usage était déjà en vigueur dans quelques églises à l’époque de saint Anselme (io33-j- 1 109), car il en est parlé dans l’ouvrage qu’il adressa à Valeran sur les diverses observances des églises dans l’administration des sacrements, et voici ce que dit Valeran dans la réponse qu’il lui envoie : « Au saint sacrifice, quelques-uns re- « couvrent le calice dès le commencement, et « pour cela les uns se servent du corporal, d’autres « d’une pâlie pliée à l’instar du linceul que nous « lisons avoir été trouvé dans le sépulcre, séparé « des autres linges et plié à l’écart. » Saint Anselme, en lui répondant, ne blâme aucune de ces pratiques ; il juge seulement plus convenable et plus sûr de couvrir le calice, afin qu’il n’y tombe rien d’inconvenant h