‹ La messe (volume 3)Chapitre 307 sur 341 · VOILES DE CALICE · texte numérisé non relu

VOILES DE CALICE

Le voile dont on recouvre aujourd’hui le calice se distingue du corporal et de la pâlie.

Voici ce que dit le cardinal Bona sur le voile du calice : « L’usage du voile dont est recouvert le calice remonte à la plus haute antiquité, car le lxxiC canon apostolique défend de faire servir à des usages profanes les voiles sanctifiés, et le troisième concile de Braga, sous Adéodat, frappe d’excommunication ceux qui auraient la témérité de vendre, de donner ou de faire servir à leur propre usage les ornements et les voiles de l’Eglise. Le pape Hormisdas (épist. 7 3) remercie Epiphane de Constantinople des calices et des voiles qu’il lui a envoyés. Les Grecs se servent de trois voiles: l’un recouvre le disque, un autre le calice, et le troisième, plus grand, les recouvre tous deux. Ils appellent ce dernier 'Aijp, air, parce qu’il environne les oblats, comme l’air environne la terre; son nom et sa forme ont passé de l’Eglise de Jérusalem dans les autres Eglises d’Orient, comme le prouve un passage typique de Saba, cité par Goar.

« Il faut aussi observer que, souvent, sous le nom de voiles, on désigne les tentures et tapisseries dont les murs des églises étaient décorés, et, quelquefois, les rideaux que les Grecs mettent aux portes du sanctuaire. C’est à ce genre de voiles que me paraissent avoir trait les oraisons du voile qu’on trouve dans la liturgie de saint Jacques et dans celle de saint Basile1. »

Le concile de Clermont (535) s’exprime ainsi au sujet du voile des saintes espèces : « Ne

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