Trad. de l’abbé Lobry, II
« opertorio dominici corporis sacerdotis unquarn « corpus, dum ad tumulum evehitur, obtegatur; « ne sacro velamine usibus suis reddito, dum ho- « norantur corpora, altaria polluantur...1. »
Dans un inventaire d’Amiens de 1 347 '2, il est question d’un paramentum d’or qu’on mettait sur le saint Sacrement le jour delà Fête-Dieu. Aujourd’hui, en France, nos voiles de calice sont des carrés de om55 sur om57, ornés d’une croix à om 18 du bord antérieur, brodés en soie ou en or sur un fond de la même couleur que l’ornement, doublés de soie jaune ou rouge.
A Rome, on n’étale pas ainsi le voile, et, pour qu’il soit souple et retombe également de chaque côté, on le fait le plus simple possible, et même sans doublure 3.
L’inventaire de 1467 de Sienne mentionne dixhuit voiles de calice en ortichaccio , peut-être tissu fabriqué avec des filaments d’orties.
J’ai dessiné dans l’église russe des objets qui peuvent correspondre à nos voiles de calice : l’un est carré, frangé, garni de glands aux angles, orné de croix d’argent; le second a la forme d’une croix grecque dont la partie centrale se pose sur le calice, tandis que les branches retombent sur quatre côtés. Le centre et les branches sont décorés de croix, celle d’argent est en relief. La partie centrale est en argent, les parties tombantes en or. (V. p. 2o5.)
PURIFICATOIRES
Le purificatoire est un linge de lin qu’on met sur le calice pour l’essuyer et le purifier après l’ablution, et qui sert aussi à essuyer les doigts et la bouche du prêtre.