‹ La messe (volume 3)Chapitre 311 sur 341 · VOILES DE CHOEUR · texte numérisé non relu

VOILES DE CHOEUR

Les voiles dont on entoure le chœur, spécialement dans les jours de fête, ont une grande importance pour la liturgie, dont ils contribuent à relever la pompe; ils ne peuvent être oubliés dans ces études, et devraient y être l’objet de longs développements, si les limites où nous nous trouvons ne nous obligeaient à les restreindre.

Les premiers chrétiens, s’ils eurent la pensée, en voilant leurs sanctuaires, de rappeler le voile du temple, empruntèrent certainement aux Romains la manière de le faire, car cet usage était fort répandu dans l’antiquité profane, notamment dans les tribunaux, modèle primitif des basiliques chrétiennes.

On voyait, figurés sur les murs de la basilique de Junius Bassus, des voiles égyptiens1. Ces étoffes étaient quelquefois si magnifiques, qu’Astérius, évêque d’Amasée, dans le Pont, au ive siècle, condamnait ces excès de luxe. On y brodait des scènes de l’Evangile.

Des rideaux fermaient l’iconostase. Théodoret nous dit que saint Basile invita l’empereur Valens à pénétrer dans l’enceinte des voiles sacrés. Lorsque le saint sacrifice est commencé, nous dit saint Chrysostome, lorsque les rideaux sont tirés, il faut penser que le ciel s’entr’ouvre.

M. de Rossi considère comme un fait certain qu’il fut d’usage, dès le iv° siècle, d’environner l’autel de voiles 2.

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