Id., 1877, II, p
Les monuments figurés ne font pas défaut. Un marbre du musée de Latran nous montre une iconostase voilée. Le cimetière cyriaque possède une peinture remarquable qui représente la réception d’une vierge au ciel; les rideaux que les diacres écartent, glissent sur des tringles et sont partagés en panneaux carrés. Une guirlande est attachée à celui de droite l.
Nous citerons, pour le ve siècle, l’ivoire de Milan, où deux rideaux sont relevés à droite et à gauche de la croix; — la mosaïque de l’arc triomphal, à Sainte-Marie-Majeure; — la mosaïque de Saint-Georges de Thessalonique.
Parmi les souvenirs les plus explicites des voiles liturgiques, il faut rappeler les bas-reliefs des sarcophages. Celui qui sert de maître-autel à la cathédrale de Clermont est surtout digne d’attention et peut donner une idée des iconostases antiques. Là aussi nous trouvons sept entre-colonnements ornés chacun d’une paire de rideaux attachés par des agrafes aux architraves et retroussés le long des colonnes par une courroie croisée.
Pour le vie siècle, Ravenne nous fournit ici, comme ailleurs, de précieux renseignements. Dans l’église de Classe2 (PL III), sur la mosaïque de Melchisédech, deux rideaux rouges, relevés audessus du prêtre, pendent à une tringle par six