‹ La messe (volume 3)Chapitre 33 sur 341 · Ici., p. 37g · texte numérisé non relu

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LAMPES

par exemple, décréta que chaque année cent marcs | seraient envoyés d’Angleterre à Rome, seulement pour la nuit de Pâques à Saint-Pierre, et cent autres pour Saint-Paul1.

Il y avait aussi à cette époque les lucernœ, que l'on allumait pour éclairer les lectures sacrées et qu’on devait dresser à côté de l’ambon; le poids assez considérable que leur assigne le Livre pontifical prouve qu’elles étaient dressées sur un pied, ce que le mot consistentibus semble confirmer :

« Aliam lucernam pens. 22 lib. 1/2 quæ dominicis « vel festis diebus juxta lectorium consistentibus « ad legendum sacras lectiones magno luminis « splendore lucescat. » Elles étaient quelquefois à deux mèches : « Lucernam ex argento fusilem « ac bimixam, pens. lib. 27 1/2 2. »

L’usage d’entretenir une lampe allumée audessus de l’autel remonte aux origines mêmes du christianisme3. Dieu avait ordonné dans le Lévitique (xxiv) qu’il y eût toujours une lampe ardente devant le tabernacle, comme signe du sacrifice perpétuel que lui offrait son peuple; le même motif ; a fait entretenir devant le saint sacrement une lampe qui a aussi pour fonction symbolique de représenter Jésus-Christ, la lumière éternelle. Nous en voyons des monuments figurés sur les mosaïquesde Sainte-Marie-Majeure, sur la pyxide d’ivoire de M. Basilewski, etc. Il en est question dans une homélie de saint Jean Chrysostome.

Cet usage reçut au ixe siècle une nouvelle consécration dans le concile d’Aix-la-Chapelle (836), anathématisant ceux qui dérobent les cierges qui doivent perpétuellement brûler devant le saint des saints. — Les capitulaires obligeaient les fidèles de fournir l’église de luminaire et d’encens b

Walafride, dans la vie de Saint-Gall, parle d’une de ces lampes d’autel qu’il appelle phare: « Un « certain frère, dit-il, avait abaissé le phare qui « pendait devant l’autel de Saint-Gall, pour allu- « mer les cierges. Il retira maladroitement la corde,

« qui s’échappa de ses mains et enleva la potence « qui la supportait à la muraille. »

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