Muséum italic., II, p
Schmid, Autels chrétiens.
« ratis, pendentes in catenulis tribus, et uncinos « quator; ex quibus habet unam gemmis vitreis. « Quæ Domnus item Gregorius IV pontifex « libenti obtulit animo. » (P. 342.)
Du Cange rapporte encore ce texte de la vie de Grégoire IV : « Signum Christi habet historiam « in modum leonis incapillatam, cum diversis « operibus purissimis aureis pendentibus in cate- « nulis quatuor, et uncino uno. »
Cette réminiscence antique peut être prouvée par de nombreux monuments encore existants; dans la collection Basilewski, dans la collection Bruis, à Wiesbaden, on voit une lampe en forme de dauphin et de poisson; dans la collection Casali, en forme de colombe; au Louvre, en forme de chèvre, etc., etc.
Il existe encore à Bonn une lampe antique en forme de poisson h
Nous avons déjà vu dans le Livre pontifical des gabathæ avec des griffons dorés; nous aurons occasion de signaler dans le trésor de Saint-Marc de Venise un poisson de cristal ayant servi de lampe. — Enfin, au musée de Naples, on voit une lampe sur laquelle est monté un lion, et que Mgr Barbier de Montault, en la publiant, attribue au ixe siècle.
Léon IV voulut rivaliser de munificence avec ses prédécesseurs pour l’éclairage liturgique, et l’appliquer surtout à l’ornementation de Saint- Pierre. Il offre à la confession « coronas porte phyreticas miræ magnitudinis ornatas ex auro « purissimo, cum delphinis 12, legente de note mine ipsius almifici Præsulis, pens. auri lib. « très et semis 'i. » — Nous avons vu à Venise des lampes en pierre, façonnées pour les églises; il ne serait donc pas impossible que les couronnes lumineuses fussent taillées dans le porphyre. Cependant lorsqu’on songe à la difficulté d’évider dans une matière si peu traitable, une couronne de grandeur merveilleuse, il est plus simple de le traduire dans le sens d’un métal enchâssé dans des lames d’or.
Ce luminaire de Saint-Pierre n’incombait pas seulement à la charge des souverains pontifes; les princes chrétiens tenaient à participer aux dépenses qu’il entraînait. Le roi saxon Ethelwolf(836-J-858),