Mélanges d'arch
l’église de Saint-Alexandre, l’entretien de deux lampes.
Hérivée, archevêque de Reims, enrichit son église d’une quantité de vases sacrés, de couronnes de lumière, de lampes d’or ou d’argent1.
Dans le monastère de Gorze, fondé par Chrodegand en 748, on voyait : « Coronas tant lumi- « noso fulgore a laquearibus dependentes. »
Les lucernœ faisaient partie du ministère sacré, comme on le voit dans une charte de Gennade, évêque d’Astorga, en 9 5 3 : « Vasa autem altaris, « calicem argenteum cum patena, et coronam, « signum, crucem, et lucernam æream2. »
Rappelons l’ivoire du Louvre que nous avons gravé (PI. IX), et dans lequel on distingue audessus de l’autel deux lampes allumées pendant qu’on célèbre la messe. — Dans le psautier d’Utrecht, que nous attribuons au xe siècle, des lampes sont figurées au-dessus de l’autel, entre les rideaux qui s’écartent, isolées, supportées par une tringle comme une balance 3, etc.
Dans le psautier de la Bibliothèque de Stuttgard, une lampe de forme antique, terminée d’un côté par un bec d’oiseau, est accrochée par une chaîne au centre.
Dans le ménologe du Vatican, à la fête de sainte Mélanie, on a figuré au-dessus d’une architrave portée par des colonnes accouplées, une lampe suspendue à un crochet en forme de serpent, et qui sert en même temps d’embrasse à une draperie.
L’église de Sainte-Marie du Phare, à Constantinople, possédait vingt grands lustres attachés à des chaînes d’argent; on les appelait polycandelon *.
L’inépuisable richesse du trésor de Saint-Marc de Venise nous a encore valu des types de lampes byzantines d’une haute ancienneté. Une des plus curieuses est celle en cristal de roche qui figure un poisson, une sorte de raie, dont la queue et l’arête dorsale sont nettement indiquées. (PL CDXL.)
On conserve dans le même trésor une gabathu , aussi en cristal de roche, et d’une rare élégance;