Bull, mou., VIII
On conserve cinq fragments d’une couronne de lumière provenant de Saint-Maurice ou de Saint- Pierre d’Angers1.
Une immense couronne de bronze et d’argent d’un travail plus précieux que la matière se voyait au milieu du chœur, dans l’église abbatiale de Cluny.
La cathédrale de Paris avait deux roues qui portaient chacune cent cierges 2.
A Sainte-Croix d’Orléans, le chœur possédait trois couronnes lumineuses.
« A Saint-Jean de Lyon, nous dit Lebrun- Desmarettes, outre un râtelier, il y a au jubé trois couronnes d’argent chargées de trois cierges chacune, et encore quelques autres cierges à matines que l’on éteint sur la fin des psaumes de laudes. »
Dans la cathédrale de Metz, écrit D. Ruinart3 : « corona ærea vastissima pendet in chorimedio. »
Un vitrail de la cathédrale de Poitiers nous fournit l’image d’une couronne gemmée qui entoure trois lampes suspendues dans le milieu4.
La cathédrale de Reims possédait encore, dans le siècle dernier, une énorme couronne de lumière en avant du maître-autel, qui passait pour être d’argent et d’or. La bande circulaire de la couronne, haute de om22 environ, était garnie des statuettes des douze apôtres, ayant entre elles huit girandoles.
L’église abbatiale de Saint-Remy de Reims avait aussi avant la Révolution sa couronne de lumière, dont un manuscrit du xvie siècle, à la Bibliothèque nationale, nous a conservé le dessin. (PL CDXLIII.) (Voyez Viollet-le-Duc.)
Au trésor de la cathédrale de Troves, on voit une plaque quadrilobe que l’on pense provenir du dessous de lanterne d’une couronne de ce genre.
L’Allemagne a conservé le souvenir de ces grandes couronnes, et, ce qui vaut mieux, plusieurs de ces couronnes elles-mêmes.
Conrad, dans sa chronique de Mayence, parle d’une grande couronne dans le chœur, d’une au