Barbier de Montault, Congrès arch., 1882, p
3. Weerth, Kunstdenkmàler der christiichen mittelalters in den Rheinlanden, PL xxxvm.
Ann. arch., XI, 294.
4. Barbier de Montault, Le râteau à trois cierges de la cathédrale de Tours, p. 17.
CHANDELIERS
Le « Textus sacramentorum » de 1098 précise le symbolisme en ces termes :
In se candela tria designare videtur;
Cera, focus, lumen, tria sunt, monstrant pneumen (numen) In lichino Natus, in flamma Flamen habetur,
Sic Deus in cera pariter Pater esse probatur.
Vers l’an 1086, le Micrologue s’exprime ainsi :
« Nous ne célébrons jamais la messe sans lumière, non pour chasser les ténèbres, puisqu’il est grand jour, mais pour avoir un symbole de la divine lumière que nous rendons présente à l’autel par le sacrement que nous y opérons, sans laquelle nous verrions aussi peu en plein midi qu’en la plus sombre nuit. »
Sicard, évêque de Crémone au xne siècle, parle dans son mitrale du candélabre qui symbolise le Christ.
A Rome, on a conservé beaucoup d’anciennes traditions symboliques. — Dans les cérémonies de canonisation on offre au pape des cierges pour montrer qu’il va poser, pour ainsi dire sur des candélabres, les actions des nouveaux saints. Sur la sedia gestatoria, le pape porte un des cierges peints que lui a donnés le cardinal procureur de la canonisation, et il a la main recouverte d’un voile blanc brodé d’or pour recevoir les gouttes de cire.
Pendant la semaine sainte, les cierges éteints rappellent les ténèbres, l’abandon des apôtres; la lumière qu’on conserve, la fidélité de la sainte Vierge.
A Pise, on éteint tous les cierges à la fois avec une éponge, et les assistants qui tiennent un cierge jaune à la main, le soufflent alors. — Dans quelques églises on allumait vingt-quatre cierges, lesquels, pendant les trois jours, égalaient le nombre des disciples, tandis que sur le chandelier les j quinze rappellent les douze apôtres, les deux ; Marie et la sainte Vierge h
Le caillou ou le prisme de cristal dont on lire le feu nouveau pour allumer le cierge symbolise le Christ2.
1. Il semble que cette pensée ait subsisté jusqu’au beau chandelier de Séville (xvi" siècle), où les cierges sont étagés devant les statuettes d’apôtres. (Laurent, photog. 321.)