‹ La messe (volume 3)Chapitre 72 sur 341 · Id · texte numérisé non relu

Id

Hit-torf, Arc/i. moderne de la Sicile.

Saint-Pancrace, colonne antique; Saints Nérée et Achillée et Sainte-Agnès, candélabres antiques ; Saints-Apôtres, etc. — Salerne h

Les exultet nous en fournissent aussi un grand nombre ; nous en avons gravé plusieurs pour les ambons. Nous citerons encore ici celui que d’Agincourt a gravé et qui faisait partie de sa collection ; il s’élevait sur un socle carré et tout hérissé de fleurons ; il jetait au sommet une large flamme2. Celui de l’exultet du British Muséum, encore plus orné, porte des fleurs et des brindilles qu’on ne peut supposer fixes, mais rapportées pour les jours de fête. (PL CDLIII.) — L’exultet de Policastro nous en fournit un du même genre, ainsi qu’un second, plus bas, semblable à celui de la Bibliothèque de la Minerve.

On assure que l’usage d’inscrire sur le cierge pascal l’état nominatif des dignitaires du chœur, serait l’origine des mots chevecier et primicier (caput in cera, primus in cera3).

On allumait le feu à l’aide d'un béril, pierre à travers laquelle on faisait passer un rayon de soleil 4. Nous en avons vu tout à l’heure le symbolisme.

Nous avons parlé de la merveilleuse illumination des basiliques chrétiennes au ive siècle; je ne sais si le moyen âge ne dut pas quelquefois rivaliser sous ce rapport avec l’antiquité; à cet égard nous avons trouvé dans un manuscrit du xue siècle, possédé par la Bibliothèque de Chartres, un document du plus haut intérêt (n° 5oo, f° 3o . (PI. CDLVIII.) On y voit figurés au-dessus de l’assemblée des fidèles, présidée par un évêque, des lustres d’une splendeur inouïe; au milieu un lustre en forme d’échelle, sur les traverses et les rampants de laquelle se presse une double rangée de cierges, et de chaque côté des lustres circulaires dont la circonférence et les deux traverses brillent de la même manière. Ce monument m’a frappé, et j’ai reconnu dans cette peinture peu connue un

Page 1