Thiers, Autels, p. 14t
tion de la comtesse Drialinska, nœud prononcé au trépied, monstres portéssur des chimères. — Musée de Cluny, en cuivre ciselé et doré, orné d’animaux fantastiques qui relèvent leurs ailes jusqu’au nœud, entrelacs, au milieu des faces du trépied des têtes de lions, bobèche soutenue par des lézards qui en lèchent les bords L — Lyon , trouvé à l’église d’Ainay. — Poitiers , Notre-Dame, hauteur om4o, large trépied avec griffes, dragons ailés à queues enlacées, nœuds ornés de médaillons*. — Collection Basilewski, coupe feuillagée en dessous, trois nœuds dont celui du milieu guilloché, tige cannelée en spirale, au pied dragons tenant leurs têtes entre les griffes et des enfants jouant dans des rinceaux 3. (PI. CDLV1I.) Un autre plus bas (omi 55), coupe, tige, nœud, pied très embrouillé de rinceaux enlacés, un troisième plus simple de forme et dans lequel des ailes partant des angles se relèvent avec élégance jusque sous le nœud. — Collection Stein \ le plus beau que nous connaissions comme forme et même comme exécution, bobèche soutenue par des animaux rampants, large nœud en cristal de roche3, trépied composé d’animaux entrelacés. (PL CDLV.) — Musées de Douai, de Rouen.
Nous avons cité déjà plusieurs documents qui montrent que si l’usage de placer les chandeliers sur l'autel commençait à prévaloir, il s’en fallait de beaucoup qu’il fût général au xne siècle. Voici une nouvelle preuve fort explicite que nous empruntons à un manuscrit de la Bibliothèque de Gand(Lamberti canonici liber floridus, f025g,v°)6. Nous y voyons rangés de chaque côté de l’autel deux grands chandeliers posés sur le sol. (PI. CDLIV.)
Le chandelier de l’église de Postel,qui n’a pas