Mittheilungen, 1874, p
5. C’est peut-être dans la même catégorie que nous devons ranger ceux de Bamberg;
« Candelabra xim argentea. vi cristallina. mi onychina. ix candelabra cuprea.
Inventaire de Bamberg de 1127. (Weber.)
6. C’est une sorte d’encyclopédie compilée par Lambert, abbé de Saint-Bertin, à Saint-Omer ("L 1 1 23). On y trouve une carte de l’Europe au xi* siècle. Ce précieux manuscrit provient de l’abbaye de Saint-Bavon, à Gand. (Exposition de Bruxelles en 1880.)
Lokeren, Hist. de V Abbaye de Saint-Bavon, PI. x.
XIIe SIÈCLE.
moins de im43 de haut, pouvait avoir cette meme destination, car, mis au pied de l’autel, il le dépasserait de la mesure qu’ont les autres chandeliers. Il est très orné. Le pied, formé par des dragons ailés, laisse sur ses trois faces paraître des personnages dans des médaillons.
Nous trouvons aussi en Belgique de nombreux chandeliers bas, de la sorte que nous avons déjà signalée ; un des plus remarquables est celui des sœurs noires, à Bruges; il est en cuivre, partie argenté, partie doré '.
Il semble que le style des chandeliers romans, caractérisé par l’entrelacement des dragons, ait été encore exagéré en Angleterre ; ce qui peut s’appeler richesse dans les ouvrages rhénans de cette époque, devient surcharge dans le chandelier de Glocester. Les exagérations baroques marquaient la décadence de ce style. Ce chandelier, haut de om5 i , doré, est composé d’une coupe, d’une tige nouée et d’un pied, mais il échappe presque à la description, à cause de la confusion qui règne dans ses ornements. Sur une légende qui s’enroule sur la tige, on lit cette inscription : « Abbatis Pétri gregis et devotio mitis sue dédit « ecclesie sci Pétri Glocestre. » (Pl.CDLII.)
Ce fut surtout en Allemagne, comme on l’a dit, que les orfèvres se firent remarquer par la beauté des chandeliers; on peut compter parmi les meilleurs ceux du trésor d’Hildesheim, dont nous donnons copie. (PL CDLI.) L’un est d’une composition élégante, d’un galbe gracieux; sur chaque pied on voit une figurine assise et écrivant; ce type est plus élégant que ceux des dragons et des entrelacs si compliqués de l’époque2.
La figure humaine, quand elle paraît dans l’ornementation de ces pieds, est ordinairement mieux traitée, plus respectée et laisse croire qu’elle n’était abordée que par des artistes sûrs d’eux-mêmes. Le candélabre de Prague en est un exemple. Les