‹ La messe (volume 3)Chapitre 77 sur 341 · Weerth, PI. lvii · texte numérisé non relu

Weerth, PI. lvii

On trouve dans le même auteur le chandelier de Kehrig, PI. lii, n° 14.

On peut aussi consulter : Ann. arch.,X, 141; XVII, 161; XIX, 52.

MESSE

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CHANDELIERS

Borghorst , deux à Cobbenrode, un à Haltern , à Wiillen , à Hcrford , deux à Gravenliorst Les gravures que nous avons faites de plusieurs de ces objets (PL CDLIV) en donneront mieux idée qu’une description.

M. Metzler de Francfort possède un chandelier du xne siècle, supporté par un monstre à dessin géométrique et dans lequel paraissent des émaux.

XIIIe SIÈCLE.

Ce fut au xme siècle que l’usage de placer les flambeaux sur l’autel semble s’être définitivement constitué dans l’Eglise; après les hésitations que les monuments présentent au xne siècle; après la miniature de Gand, la mosaïque de Bethléem, qui montrent les chandeliers au pied de l’autel, voici des images de la messe qui figurent d’abord un flambeau auprès du calice, sur une fresque de Saint-Laurent-hors-les-Murs, de Rome (PL XIX), une peinture de Florence (PI. XXI), la messe de Saint-Martin à Assise (PI. XX), une miniature de Rouen (PL XXII). — Les deux flambeaux ne semblent intervenir qu’ensuite ; cependant les images suivantes doivent- être considérées comme du xme siècle : une fresque de Saint-Laurent-horsles-Murs, la mosaïque du transept de Saint-Marc

i. Ces objets ont figuré à l’Exposition de Münster en 1879 de Dusseldorf en 1880. Phot, de Schôning.

de Venise, un émail de Sens (PL XXI), saint Paul aux trois fontaines (PL XVII), le reliquaire de Mozac, le tombeau de Hugues à Marseille, un vitrail à Klosterneubourg L

On considérait alors comme une faute grave pour un prêtre de célébrer la messe sans lumière ; Honorius III dépouilla du sacerdoce et de son bénéfice un membre du clergé qui s’en était rendu coupable’2. O11 ne se contentait pas toujours, sous l’impression de ce sentiment, de un ou deux chandeliers; à partir de 1260 on en plaça quatre aux fêtes ordinaires et six aux grandes solennités.

Innocent III mentionne les deux chandeliers.

Guillaume Durand donne cette explication des deux chandeliers : « Aux coins de l’autel sont « placés deux chandeliers pour signifier la joie « des deux peuples qui se réjouissent de la nati-

« vité de Jésus-Christ . La croix est placée sur

« l’autel au milieu de deux chandeliers, parce que « le Christ, dans l’Église, a été le médiateur entre « les deux peuples. »

Le sire de Joinville, parlant des cérémonies de la Sainte-Chapelle, sous le règne de saint Louis, dit qu’il y avait deux cierges sur l’autel qu’on renouvelait le lundi et le mercredi; d’autres jours il y en avait quatre, six et même huit3. Le manuscrit de l’Apocalypse de la Bibliothèque nationale (franç. i3oq6, f° 3i) nous montre les deux flambeaux sur l’autel ; ils sont bas, mais ils portent des cierges élevés.

Presque au même temps que les chandeliers sont

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