‹ La messe (volume 3)Chapitre 79 sur 341 · Répertoire arclt. de l'Anjou, i86f · texte numérisé non relu

Répertoire arclt. de l'Anjou, i86f

CHANDELIERS

des pays qui les possèdent des acquisitions modernes. — Lord Londesborough en avait un remarquable dans sa collection; sur la base on distinguait l’image d’un aigle1. — Cabinet de Mgr Manning2. — Musée chrétien du Vatican, une paire de flambeaux de Limoges 3.

Les artistes de Limoges nous ont laissé non seulement beaucoup de ces flambeaux, mais encore, sur les reliquaires qu’ils fabriquaient, des scènes qui nous montrent la manière dont on les plaçait sur l’autel. La châsse de Mozac4 (1252), nous les présente sur la table sainte, de chaque côté du prêtre qui regarde encore les fidèles ; les coffrets de Sens (PI. XXI), du Vatican, de Barcelone5» nous instruisent à cet égard.

Quoique fort étendu, le monopole exercé par l’art limousin n’était pas absolu ; on peut voir encore des modèles qui échappent à sa fabrication.

Les émaux de Limoges s’appliquaient surtout aux petites pièces; quand il s’agissait de grands chandeliers, posant à terre, on avait recours à d’autres formes et d’autres procédés; nous le voyons sur un sceau de chantre de i2o3, dont l’effigie est accompagnée à droite et à gauche, par deux chandeliers composés, comme dans l’antiquité, d’une série de billettes6.

Ces rangées de lumière furent aussi en grande vogue aux xne et xme siècles; à Meaux, en certaines fêtes doubles majeures, on mettait devant le sanctuaire une herse appelée râtelier ou onçaine, « parce que, dit Lebrun-Desmarettes, on y met « onze cierges qui brûlent pendant les nocturnes « et les laudes.» Ces herses étaient quelquefois en fer, témoin ce passage de la règle de Cîteaux où Pierre le Vénérable ( 1 r 5 6) ordonne d’orner de verres cette machine en fer qu’on appelle «herse7».

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