Bibl. de Gand, manuscrit 233, f° 1 5o
Bibliothèque nationale, latin 5286, f° 112.
Id., 760, 536 v°.
faire une idée de cette magnificence funèbre dans les manuscrits du xve siècle1. Il semble qu’en Angleterre, ce genre de pompe ait été surtout recherché. Le docteur Rock2 publie l’image du catafalque qu’on avait disposé pour l’enterrement d’un abbé de Westminster, qui était d’un éclat merveilleux ; au-dessus du cercueil, on voit un édifice surchargé de girandoles qui étendent en tous sens leurs branches lumineuses. Pugin donne aussi des documents intéressants sur ces dispendieux usages.
Bibliothèque nationale, latin ii83, f° 2 3-
Dans l’histoire du luminaire liturgique, nous devons rappeler, pour le xvie et le xve siècle, les herses qui occupent une place très importante pour leur éclat, et surtout pour la beauté de leur fabrication. Elles sont ordinairement circulaires, formées de deux ou trois couronnes de lumières, avec des inscriptions, des arcades, des rinceaux, fleurons en fer forgé ou en cuivre, d’une délicatesse parfaite, portées sur une haute tige nouée, et sur un trépied3.
Celles de Belgique sont d’une rare élégance; voyez par exemple Tournai4, Deux-Acren, chapelle à Wattines3 (zo5 de haut.), musée de Gand, trois cercles de lumière contenant 25 cierges (haut., 188).