De Patena Forocorneliensi, p. 143. Naples
verres fort anciens, un entre autres au musée Visconti de Milan.
A Cajaccio, on faisait encore usage de calices de verre au xie siècle l.
Nous avons vu que les anciens se servaient de vases en bois; on a même dit que les apôtres en usaient pour la liturgie. Ce ne serait donc pas commettre d’anachronisme de faire remonter un calice de cette nature à de hautes époques. Le calice de bois de saint Michel de Pavie peut être un de ceux-ci. La coupe très ouverte est portée sur une tige élancée et garnie d’un nœud (Pl. CCLXXVI), le pied très plat; cet objet fut transféré dans le trésor de saint Michel, lorsqu’on supprima l’église de Santa-Maria-Capella. Il était auparavant conservé, depuis un temps immémorial, dans l’église de San-Martino-in-Terra-Arsa,à trois milles de Pavie, et fut compris dans la translation des reliques de saint Brice (-j- 444). Nous devons ces renseignements à l’obligeance de M. le chanoine Prelini.
Le comte Évérard, dans son testament, mentionne un calice d’ivoire, un de noix (an 837).
On a souvent rapporté ces paroles de saint Boniface disant que, jadis, les prêtres d’or usaient de calices de bois.
Ils furent prohibés par Léon IV (de Cura past.), par les lois d’Edgard (canon, saxon., cap. 41), etc. Nous en retrouvons cependant des spécimens à différentes époques. M. Batault, secrétaire de la Société d’Archéologie, à Chàlons-sur-Marne, nous a transmis le dessin d’un calice de bois qui provenait d’un village italien. Ce calice consiste en un vase de bois de la forme et de la capacité d un coquetier; il est vermoulu et logé dans un édicule en bois doré. Ce reliquaire, d’une époque assez moderne, accuse cependant une tradition de respect; il se compose d’un pied supportant un petit temple à cinq colonnes et à coupole; il a om28 de hauteur.
On envoya en 1729, à Montfaucon, le dessin d’un calice en bois verni avec incrustations de nacre 2. On conservait au xvie siècle, dans l’église de Wigmore3, à Hereford, un calice qui avait cette même forme.