Gough, Sépulcral monuments in Great-Britrnr, I, p
MESSE
IV— t
CALICES
L’abbé Texier nous signale un calice de bois d’une grande délicatesse, appartenant à M. Froment de Limoges L
Au musée du Mans, j’ai vu des coupes d’ivoire qui semblent appartenir à la Renaissance.
Saint Isidore (-j- 636) écrivait : « Calices et ca- « lathi et scalæ poculorum généra antea ex ligno « facta, unde et vocata, græci enim omne lignum « cala vocabant1 2. »
Les marbres funéraires et les représentations de calices nous offrent, pour le ve siècle, les plus abondants renseignements. Cherchons d’abord ceux qui concernent les calices sans anses.
L’encolpium de Gaudentianus, bronze du Vatican que nous avons dessiné (PI. XCIII), la pierre du cimetière Priscillej(Pl. XCIII), retracent un gobelet ressemblant aux verres à vin de Champagne, c’était un calice d’offrande; les verres à boire figurés sur l’ivoire de Brescia sont analogues 3.
Entre autres verres à boire antiques conservés au musée du Vatican, nous avons dessiné un gobelet cylindrique orné d’une sorte de filet à l’extérieur, et godronné sur le pied.
Une pyxide d’ivoire de la collection Basilewski, le manuscrit de Cambridge, une fresque du cimetière Saint-Pierre et Saint-Marcellin, nous rappellent des coupes montées sur pied, dans le genre de nos calices actuels. Ces coupes étaient quelquefois très basses, ainsi qu’on peut le remarquer sur la mosaïque du tombeau de Galla Placidia, à Ravenne, où des oiseaux se désaltèrent.
Les mosaïques de l’Académie des Beaux-Arts à Ravenne, et du baptistère de Valence 4, portent des calices sans anses, mais garnis de godrons.
M. Texier a dessiné sur un tombeau, à Salonique 5, une coupe portée sur un pied très élevé, sur laquelle deux paons se désaltèrent; nous retrouverons cette forme à Venise au moyen âge , mais nous devons la signaler ici pour faire connaître son origine orientale et antique.
On peut voir sur les autels d’Auriol et de Mar¬