Pitra, Spicil. Solesm., IV, p. 5oi
Ve SIÈCLE. — MARBRES FUNÉRAIRES.
trouvé en 1 8 5 5 *; un chapiteau de saint Demetrius, à Salonique2; une pierre du cimetière Saint- Paulin, à Trêves, dont le calice à panse largement godronnée est surmontée d’un col à peine dessiné*; une pierre du musée de Manheim 4, etc.
M. Allmer, dans ses inscriptions de Vienne, nous fournit (PL XLIII, n° 3 1 3 ) la figure d’un vase, entre colombes, qu’il attribue au ve siècle et qui peut prendre place à la suite du précédent. Il a cette particularité que son col est gemmé et que ses anses, au lieu de former l’S, retournent leurs deux volutes à l’extérieur. (PI. CCLXXXV.)
Les calices ansés, à col mieux accusé, plus étroit, et qui sont l’image de ceux dont le prêtre se servait pour communier, apparaissent encore plus souvent sur les tombeaux. Nous en signalerons quelques-uns.
Au musée de Latran5, on en trouve plusieurs que nous avons gravés (PI. CCLXX, CCLXXIV); le plus élégant est celui qui supporte deux petites colombes sur les anses; son col est lisse, sa panse godronnée, et entre le col et la panse il est orné d’un collier de perles.
Nous avons dessiné au Vatican une lampe en terre cuite, sur laquelle est figuré un calice très évasé et dont les anses semblent suivre tout le contour. (PI. CCLXXXII.) Ce sujet du calice est assez commun pour les lampes chrétiennes; le P. Delattre a eu la bonté de nous en fournir plusieurs spécimens trouvés à Carthage, que nous avons gravés. (PL CCLXXIII, CCLXXV, CCLXXXII). Sur une de ces lampes, on voit un cerf boire dans le calice, ce qui semble indiquer un caractère liturgique. Quelques-uns des calices ainsi figurés sont riches; ils paraissent déjà chargés de perles, de cabochons, de dessins ciselés, leurs anses ont des volutes compliquées : sur les godrons de la panse on remarque une recherche d’ornements.
J’ai estampé à Rome, sous le porche de Sainte- Marie-au-Transtévère, un calice qui accuse aussi