‹ La messe (volume 4)Chapitre 117 sur 335 · Bibl. nat., mss. latin, 17558, f. 3 1 , v · texte numérisé non relu

Bibl. nat., mss. latin, 17558, f. 3 1 , v

de marbres qui portent des calices sculptés; à Saint-Apollinaire le Neuf, dans une chapelle latérale, j’ai relevé un bas-relief ou un calice, bas de forme, ansé, dressé sur un très petit pied; il laisse échapper de la coupe de mâles rinceaux de pampres. Une croix monogrammatique le surmonte et deux paons montés sur des rinceaux semblent l’adorer; il est possible que ce bas-relief, dont j’ignore l’époque précise, ait appartenu au devant d’un sarcophage. (PI. G CLXXX.)

Une des transennes de marbre qui ferment encore cette chapelle, et que son beau style fait remonter à l’origine de l’Église, au vie siècle, nous présente dans le bas un calice sans anse d’oü surgissent des tiges de vigne. (PI. CCXXII.)

Dans cette même chapelle nous trouvons un pilastre sur lequel un calice sert de point de départ à des lacets de vigne d’une grande symétrie; ce vase, d’une forme élancée et élégante, a sa panse ornée de canaux dans le bas, et au-dessus de deux feuilles qui descendent sous le collier. (PL CCLXXIX.)

Les chapiteaux de Saint-Vital nous offrent les images de deux calices d’une forme qui les fait rentrer plutôt dans la catégorie des amulæ; l’un, accompagné de deux oiseaux, a la panse ornée de cannelures en spirales et le col de cannelures verticales ; l’autre a le col orné de spirales et le corps lui-même d’une sorte de palme; ils sont tous deux garnis d’anses. (PI. CCLXXX.)

Le tombeau de saint Barbatianus, au Dôme, offre deux grands calices avec anses et godrons1.

Sur l’ambon de Saint-Severus , à Ravenne (PL CLXXVI et CCLXXVII), nous signalons deux calices, desquels sortent des branches de vigne ; ils ont le col élancé et cannelé, les anses en forme d’S allongé, le corps godronné, le pied fort petit.

N’oublions pas dans notre nomenclature des monuments de Ravenne, l’admirable chaire de saint Maximien (5q6-553), qui nous fournit, dans ses arabesques, plusieurs figures de calices. Celui de face, dans la frise inférieure, est d’une grande richesse (PL CLIV) ; il est ansé, orné de perles à ses lèvres, et au sommet de la panse de cannelures. Le pied est dissimulé par une souche de feuillages, sur lesquels se dressent deux lions qui vont boire à la coupe.

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