De Linas, Revue de l’Art chrét., vm, n3, ig5, 225, 3oi
Bull, mon., XIII, 107.
Gresy, Mémoires de la Société des Antiquaires, t. XXVII, p. 203.
VIIe SIÈCLE. — CALICES D’OR ET D’ARGENT.
qui, en qualité d’argentier du roi Clotaire, était sans doute chargé des largesses de ce prince aux églises, embellit singulièrement son église de pieux trésors : « On ne peut raconter, dit l’auteur « de sa vie, de quelle magnificence il entoura le « service de l’autel, quelle fut la beauté des calices, « l’éclat des pierreries dont ils sont ornés; les « calices y brillent de gemmes et d’or, les tours « s’élancent, les couronnes scintillent, les candé- « labres resplendissent, les pommes rondes re- « luisent ; des patènes sont préparées pour les « pains sacrés. La douce et précieuse croix, variée « et éclatante, est suspendue sous les arcs. Tels « sont les ouvrages de Didier, les bracelets dont « il se plut à parer son épouse »*.
En 1739 il existait encore dans l’église d’Isieu un calice portant la date de 604, qui pouvait être en métal précieux; nous le connaissons d’après une note ainsi conçue : « Il y a à Isieu un calice dont la « coupeest extrêmement minceà forced’avoirlong- « temps servi. Il y a une marque de 604 en chiffres « romains sur son pied qui est de façon bizarre et « ancienne. Telle antiquité ne plairait aux prête tendus novateurs et réformateurs de l’Eglise. « Saint Esthère était alors archevêque de Lyon et « ne mourut qu’en 607, l’an septième du règne « de Thierry, roi de Bourgogne et d’Orléans, « petit neveu de saint Gontran, qui mourut « l’an 600. » (Note mss., écrite au dos d’une lettre datée de Lyon le i5 novembre 1739, fonds de l’abbaye de Saint-Pierre, arch. départ, sans cote.) L’Église d’Isieu appartenait à l’abbaye de Saint-Pierre2.
D. Martène vit aussi à Saint-Omer le calice de saint Orner (667) : « Il est d’or massif, il a plus « d’un pied de hauteur. La coupe, qui a des anses, « a plus d’un demi-pied de profondeur et presqu’au- « tant de diamètre. Il fallait des calices de cette « grandeur pour suffire à la communion des « fidèles. La patène, aussi d’or, a plus d’un pied « de diamètre. Il y a au milieu un agneau repré- « senté avec un A et Q » 3.
Cet objet, comme je m’en suis malheureusement informé, a aussi disparu à la Révolution.